Le nouveau modèle de développement débattu par "Les matins HEC"

AHMED RÉDA CHAMI A ÉTÉ L’INVITÉ DE LA 2E ÉDITION

Franc succès pour la deuxième édition «les Matins HEC», organisés par l’Association HEC Paris Alumni Maroc. Prévus au moins une fois par trimestre et dans un format d’1h30, «Les Matins HEC» ont accueilli pour cette édition, le 14 juin 2021 à Casablanca, Ahmed Réda Chami, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et membre de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD).

Dans son allocution, M. Chami a rappelé les priorités du Maroc, inscrites dans le rapport du nouveau modèle de développement. Un rapport dont il défend la démarche puisqu’il «définit une prise de conscience, engage le débat et constitue une méthodologie et un référentiel», estime M. Chami, avant de préciser que le rapport se veut un exposé de la réalité du pays qu’il faudrait améliorer en prenant en compte quatre axes majeurs de développement: la transformation de l’économie, le capital humain, l’inclusivité et le territoire. «Un pays qui se développe est un pays qui se construit.

Le Maroc peut mieux faire. Il regorge d’opportunités à saisir, mais nos capacités sont mal ou peu exploitées alors que les gisements de prospérité sont là. Ce n’est qu’à travers la co-construction que nous pouvons avancer et passer des moyens aux résultats. Le vrai patriotisme, c’est être acteur et agir, se mobiliser et croire qu’on peut changer les choses», a lancé M. Chami à l’auditoire venu nombreux assister à l’événement.

Par ailleurs, l’une des importantes questions soulevées lors de cette édition concerne les propositions que le rapport a émis vis-à-vis des partis politiques et du gouvernement, dont l’une des missions est la mise en oeuvre de toute politique économique ou sociale du pays. Pour Ahmed Réda Chami, «Le Maroc est engagé dans un processus démocratique. On ne peut pas imposer aux acteurs politiques un programme. C’est juste inacceptable.

L’idée est de dire qu’on peut se mettre d’accord sur une vision commune, une ambition commune, avec des axes de développement sur lesquels nous sommes d’accord. Tout cela en restant sur un niveau de granularité qui permet aux uns et aux autres de déployer leurs idéologies pour traduire cela en programmes et en actions», explique M. Chami