CES MINISTRES QUI BRILLENT PAR LEUR ABSENCE !

Des membres du gouvernement qu’on ne voit plus ou jamais

Comment certains ministres peuvent-ils justifier leurs salaires et indemnités alors qu’ils s’étaient effacés depuis (avant même pour certains) le début de la pandémie?

Dans le privé, on justifie son salaire. Par le mérite et par le travail. Dans le public, on sait pertinemment que personne ne peut nous inquiéter car la procédure de licenciement est très compliquée et devra avoir l’aval de toute la hiérarchie. Les postes deviennent une sorte de “propriété privée”. Chaque fonctionnaire est indéboulonnable sauf faute grave de sa part. C’est en grande partie, pour cette raison, d’ailleurs que beaucoup de jeunes chômeurs diplômés s’accrochent mordicus à la fonction publique. Au sein du gouvernement, c’est une autre paire de manches. Rapiécé de part et d’autre, en puisant dans les partis politiques qui acceptent de former expressément une majorité, une fois qu’il est formé, le gouvernement et ses membres n’ont de compte à rendre à personne. Sauf au Roi, bien entendu, en sa qualité de chef d’Etat.

Mais comment certains ministres peuvent-ils justifier leurs salaires et indemnités alors qu’ils s’étaient effacés depuis (avant même pour certains) le début de la pandémie? Comment certains ministres PJD, dont la référence islamiste exige le travail en contrepartie de toute rétribution méritée, acceptent-ils de percevoir un salaire indu? Un exemple? Il en existe plusieurs. En dehors de ceux dont on ne connaît pas l’existence depuis la formation du cabinet El Othmani, la ministre de la Solidarité, du Développement social, de l’Egalite et de la Famille, Jamila El Mossali, a brillé par son absence alors que son département devait prendre les devants de la scène sachant que cette pandémie a eu et continue à avoir des répercussions sociales et économiques fâcheuses sur la famille (chômage) en général et sur l’enfant (enseignement à distance) en particulier?

Son intervention et son implication auraient été bien vues auprès de larges couches de la société dans le besoin, apeurées et terrifiées du fait des chiffres de la hausse des contaminations et de l’incertitude qui entoure leur lendemain. N’a-telle pas été interpellée par les cas de suicides ou de violences conjugales où pour une fois l’argent est la cause? Vous rappelez-vous encore d’un ministre des Droits de l’homme qui s’appelle Mustapha Ramid? Où est-il passé? Après le projet loi muselière des libertés et les épisodes passionnants de l’affaire de sa défunte secrétaire qu’il n’a jamais déclarée de son vivant à la CNSS, M. Ramid a disparu au moment même où les citoyens avaient besoin d’un membre du gouvernement qui prenne leur défense et se batte pour leurs droits élémentaires dont le droit de vivre et le droit à l’école (connectée s’entend).

Et qu’en est-il du ministre du Travail et de l’insertion professionnelle, Mohamed Amkraz? Quel rôle a-til joué lorsque le gouvernement a permis aux entreprises de licencier 20% de leurs effectifs et lorsque d’autres ont licencié sans motif valable, renforçant ainsi les rangs des chômeurs? Comment a-t-il pu tolérer que seuls les employés du tourisme continuent à percevoir les 2000 DH de la CNSS alors que leurs pairs dans d’autres secteurs sont livrés à eux-mêmes?

Et l’opposition dans tout cela? Elle observe. Elle fait des sorties aussi rarissimes que timides. Elle ne pousse assurément pas le bouchon loin. Chacun fait ses calculs. Et dire que les échéances électorales approchent. Ce qui sera regrettable, ce sont les festins à tout coin de la rue, si la pandémie dure jusque-là!.


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