Migration: L'Espagne pour plus d'"aide" pour les pays africains d’origine et de transit


Fernando Grande-Marlaska, le ministre espagnol de l’Intérieur

“Une aide régulière, prévisible et substantielle”. C’est ce pour quoi le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a plaidé ce mardi 12 juillet 2022 en faveur des pays africains d’origine et de transit des migrations. Le responsable s’exprimait devant ses homologues européens, réunis dans la capitale tchèque, Prague. Il a estimé que l’aide “a été jusqu’à présent insuffisante”. “Nous devons continuer à travailler pour prévenir et réduire les mouvements et aller vers une gestion équitable, prévisible et ordonnée des migrations,” a-t-il indiqué. Son propos n’est, soit dit en passant, pas sans rappeler celui de nombreux dirigeants du Vieux Continent.

En Espagne même, le président du gouvernement, Pedro Sanchez, s’était également à plusieurs reprises positionné en faveur d’une augmentation de l’aide à destination des pays africains les plus concernés par le phénomène migratoire, à commencer par le Maroc. Citant d’ailleurs, le 30 juin 2022 sur la radio Cadena Ser, le Royaume, il avait reconnu que celui-ci, “comme pays de transit, souffre du problème migratoire illégal,” et ce moins d’une semaine après le drame de la mort de 23 candidats à la migration irrégulière tandis qu’ils essayaient de franchir les barrières qui entourent le préside occupé de Mélilia. M. Sanchez avait suggéré qu’il fallait “'aider [le Maroc] à gérer les mafias de la traite des êtres humains et à contrôler les flux migratoires”.

Pour leur part, si les autorités marocaines ont, à maintes reprises, insisté qu’elles n’étaient aucunement disposées à jouer au gendarme de l’Europe et que la gestion qui, selon elles, devrait se faire de la migration se devrait d’être plus humaine, il n’en reste pas moins qu’elles maintiennent une coopération accrue à ce niveau avec l’Union européenne (UE) de sorte à avoir un meilleur contrôle des différents flux. “Le Maroc n'a pas l'obligation d'agir (...). Il le fait en partenaire," avait, à ce propos, déclaré fin mai 2021 sur la radio française Europe 1 le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita.