Migrants: incidents à la frontière gréco-macédonienne, l'UE divisée

 

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La tension à la frontière gréco-macédonienne est montée d'un cran lundi après que la police macédonienne eut tiré des gaz lacrymogènes contre des centaines de migrants qui tentaient de forcer la barrière frontalière pour protester contre la fermeture des frontières, un sujet qui divise l'UE.


Plus de 7.000 migrants et réfugiés restaient bloqués lundi au poste grec d'Idomeni après des restrictions imposées par plusieurs pays dont la Macédoine sur le nombre des personnes autorisées à entrer sur leurs territoires.


Alors que dimanche la Macédoine n'avait laissé quasiment aucun migrant traverser, lundi à l'aube, 300 Irakiens et Syriens ont finalement pu entrer en Macédoine.


A la mi-journée, un autre groupe de 300 Irakiens et Syriens, dont des femmes et enfants, ont forcé un cordon policier grec et enfoncé une partie de la barrière de barbelés marquant la frontière avec la Macédoine.


Les policiers macédoniens ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes pour faire reculer les migrants et les empêcher d'entrer sur leur territoire.


Selon l'ONG Médecins du monde (MDM) sur place, "au moins 30 personnes ont demandé à être soignées, dont de nombreux enfants".


Selon MDM, le nombre actuel de migrants à Idoméni est quatre fois plus élevé que la capacité des deux camps installés près du poste-frontière et de nombreuses personnes doivent dormir dans les champs.


Abdaljalil, un Syrien de 22 ans originaire d'Alep, se dit désespéré: "Personne ne nous explique pourquoi nous ne pouvons pas traverser. C'est très difficile ici, il n'y a ni place ni nourriture (...) et je ne peux pas rentrer à Alep".


La Macédoine est le premier pays sur la route des Balkans, empruntée par les migrants qui arrivent sur les îles grecques en provenance des côtes turques et veulent rejoindre les pays de l'Europe centrale et du Nord.


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