La microfinance va évoluer vers un système de banque universelle

Adoption du projet de loi sur le microcrédit

Du nouveau pour l’activité du microcrédit au Maroc. La Chambre des représentants a adopté à l’unanimité, mardi 22 juin 2021 en séance plénière, le projet de loi relatif au microcrédit. Le projet de loi, qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite de l’intégration du microcrédit dans le système financier et l’amélioration de sa gouvernance, vise à élargir le champ d’activité des établissements de la microfinance, qui comprend, outre l’octroi des microcrédits, la collecte des dépôts et les opérations de la micro-assurance, conformément à la réglementation en vigueur.

Les établissements de microcrédit ont ainsi été définis comme étant toute personne morale exerçant des activités de microcrédit en faveur de personnes à revenu limité dans le but de créer ou de développer des activités de production ou de services, ou des activités génératrices de revenus et créatrices d’emploi.

Le texte offrira aussi la possibilité de création de ces établissements selon deux statuts juridiques: une association assimilée à un établissement de crédit ou une société par actions assimilée à un établissement de crédit. En vertu de ce projet de loi, le plafond des microcrédits sera fixé par décret, en fonction de la catégorie, des objectifs et des ressources financières de chaque établissement.

Depuis leur mise en place, les établissements de microcrédit jouent un rôle important dans la dynamisation du tissu économique et social du pays. Leur création se justifie ainsi par la difficulté d’accès au système bancaire classique rencontrée par de larges classes sociales du pays, particulièrement celles qui évoluent dans l’informel ou encore celles qui ne sont pas bancarisées.

Il faut dire que ces établissements ont permis à de nombreuses familles aux revenus limités de pouvoir réaliser leur rêve de créer leurs propres projets. Une évolution sociale importante a en effet été constatée grâce à ces crédits aux taux d’intérêts certes élevés mais tout de même avec des conditions plus ou moins accessibles au plus grand nombre de Marocains.

A.A