Mesures restrictives : Les professionnels du tourisme sortent dans la rue

Transporteurs touristiques, hôteliers, représentants des conducteurs de taxis et de calèches, restaurateurs, voyagistes… Tous les secteurs du tourisme ont été représentés ce mercredi 26 janvier 2022 lors d’une manifestation à Marrakech, où ils ont appelé le gouvernement à rouvrir d’urgence les frontières.

Les professionnels du tourisme montent au créneau. Après près de deux ans de crise et une réouverture des frontières qui tarde, plusieurs syndicats représentatifs des principaux secteurs du tourisme sont sortis, mercredi 26 janvier 2022, dans la rue.

A Marrakech, ils étaient quelques centaines à manifester leur colère contre le maintien des frontières fermées depuis le 29 novembre 2021. Transporteurs touristiques, hôteliers, représentants des conducteurs de taxis et de calèches, restaurateurs, voyagistes… Ils étaient nombreux à scander des messages appelant le gouvernement à rouvrir les frontières le 1er février 2022, le 31 janvier étant la date butoir du prolongement de l’interdiction d’accès au territoire.

«On souhaite une réouverture des frontières. Cette fermeture est en train de nous tuer. Nous traversons une situation catastrophique. Il faut vivre avec le virus du Covid-19 et laisser l’économie en marche. On comprend les préoccupations du gouvernement, mais il faudrait qu’on s’habitue à ce nouveau virus.

Nous avions un espoir de reprise à l’occasion des fêtes de fin d’année, mais cette fermeture des frontières a tout bouleversé. Maintenant, les touristes ne font plus confiance en la destination Maroc», nous déclare avec amertume Khalid Benazzouz, président de l’Association régionale des agences de voyages de Casablanca- Settat (ARAVCS) et ex-président de la Fédération nationale des agences de voyage du Maroc (FNAVM).

Un soutien salutaire, mais…
Pour le moment, les professionnels ne disposent d’aucune visibilité sur un éventuel allègement des mesures restrictives et une réouverture des frontières. En attendant, le gouvernement a lancé un plan d’urgence pour les soutenir, mais qui n’a pas fait l’unanimité. Pour cause, plusieurs secteurs importants comme les agences de voyages ont été exclus de ce programme doté de 2 milliards de dirhams.

«Une erreur», à en croire Wissal El Gharbaoui, secrétaire générale de la Confédération nationale du tourisme (CNT). «Le plan d’urgence annoncé par le gouvernement en faveur du secteur du tourisme est salutaire et constitue un bon début. Cependant, il reste incomplet. Si les frontières ne sont pas ouvertes et si le secteur ne reprend pas en urgence le chemin de la production, le plan d’urgence ne servira à rien, ou à très peu. Ensuite, plusieurs secteurs, comme les agences de voyages, ne bénéficieront pas de ce soutien», nous avait déclaré Wissal El Gharbaoui.

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