Le Molnupiravir proposé dans les pharmacies à 900 dirhams: Un prix excessivement cher pour les marocains

Si le Maroc se positionne comme le troisième pays dans le monde à pouvoir se procurer le Molnupiravir, le nouveau médicament anti-Covid 19, après le Royaume-Uni et les Etats-Unis, il n’en demeure pas moins que les conditions d’accès à ce traitement sont pour le moment difficiles pour les Marocains à revenus moyens et faibles. Proposé dans les pharmacies à 900 dirhams le paquet (prix public de vente), ce médicament se range désormais parmi les produits pharmaceutiques les plus chers dans les officines marocaines.

Jusqu’à présent, le médicament n’est pas encore disponible dans les pharmacies mais les responsables du ministère de la santé avancent qu’il est disponible dans les hôpitaux et les CHU du Royaume. Un lot de 30.000 boîtes a été réceptionné la semaine dernière et un deuxième lot de la même quantité sera réceptionné dans les jours à venir. Fabriqué par le laboratoire américain, Merck, ce médicament constitue, à côté du Paxelovid de Pfizer, un nouvel outil tant attendu dans la lutte contre la pandémie.

Il s’agit principalement d’un «antiviral» utilisé pour le traitement des cas légers à modérés du Covid-19, chez les adultes qui ont au moins un facteur de risque de développer une maladie Covid grave, à l’instar des personnes âgées de 60 ans et plus, les personnes diabétiques, les personnes qui souffrent de l’hypertension artérielle et celles souffrant de l’obésité. L’efficacité finale de ce médicament permet d’éviter trois hospitalisations sur dix, s’il est pris à temps. Autrement dit, au-delà de cinq jours d’infection, son efficacité s’affaiblit et pourrait ne pas donner de résultats palpables.

S’agissant de la dose recommandée, plusieurs médecins soulignent qu’elle correspond à quatre gélules, à prendre de façon régulière deux fois par jour pendant 5 jours. Il est contre-indiqué chez les personnes qui ont une allergie au Molnupiravir ou à l’une de ses composantes, les femmes enceintes ou susceptibles de l’être, les femmes allaitantes et les enfants de moins de 18 ans.

Le Molnupiravir ressort cependant avec des effets indésirables tels que la diarrhée, la nausée, le vertige et les céphalées, qui peuvent survenir à la prise du médicament. Quant à son éventuel remboursement par la sécurité sociale dans le cadre de l’assurance maladie, une source à la CNSS affirme que ce nouveau médicament n’est pas encore intégré au processus de remboursement. « Mais ce sera seulement une question de temps et ce sera fait dans quelques semaines » estime-telle.

A.A