La mauvaise gestion de Rabat parking épinglée par la cour des comptes

La commune de Rabat n’arrive pas à bien gérer le service de stationnement au niveau de ses arrondissements. C’est la principale conclusion à retenir du rapport de la Cour régionale des comptes de la région de Rabat-Salé-Kénitra. La mauvaise gestion de la SDL chargée d’organiser le stationnement dans la capitale, est pointée du doigt.

Les magistrats critiquent ainsi la gestion de la SDL, qui a vu sa situation financière se dégrader au point de menacer sa pérennité. Selon le rapport, le chiffre d’affaires de Rabat Parking s’est comprimé de plus de 37% en à peine 4 ans, passant ainsi de 21,5 millions de dirhams en 2014 à 14,1 millions de dirhams en 2018.

Selon le management de la SDL, cette baisse drastique s’explique par l’arrêt de la verbalisation par le sabot. Cette explication n’a pas convaincu la Cour des comptes, qui impute à la SDL l’entière responsabilité, notamment concernant ses choix de gestion et sa rentabilité en lui reprochant de s’être contentée de la gestion du stationnement payant sur les voies publiques au lieu de penser à d’autres alternatives à travers les parkings en ouvrage tel que prévu par les documents contractuels.

Aussi, les magistrats reprochent à Rabat Parking la non maîtrise de ses dépenses, notamment celles du personnel. En effet, malgré la baisse du chiffre d’affaires, le directeur général de la SDL a perçu une rémunération mensuelle moyenne qui a évolué de 41.000 dirhams en 2012 à 86.000 dirhams en 2018.

Après le blocage du projet de deux nouveaux parkings souterrains au niveau de l’avenue Mohammed V, le wali de la ville, Mohamed Yaacoubi, a sèchement recadré le maire pjdiste, Mohamed Sadiki, dans une lettre en date du 20 janvier 2020. Dans cette correspondance, le wali a accusé le maire de dresser des obstacles contre la concrétisation de projets vitaux pour la capitale.