"Marocgate", Pegasus... le Maroc toujours dans le viseur des institutions européennes

Sans preuve et sans aveu


Cinq mois après, la justice européenne n’a fourni aucune preuve inculpant le Royaume dans la prétendue affaire de corruption d’eurodéputés. A coups de résolutions et de directives, les institutions européennes offrent un spectacle de bas étage à coups d’annonces sans fondements.

Nouvel épisode de la série d’acharnement sur le Maroc des institutions de l’Union européenne ! Mercredi 3 mai 2023, la Commission européenne a présenté le projet d’une directive contre la corruption dans l’espace de l’UE et le monde entier. Le texte invite «les Etats membres à veiller à ce que les privilèges et l’immunité puissent être levés au cours des enquêtes sur la corruption au moyen d’une procédure efficace et transparente préétablie par la loi, et en temps utile».

Quelques jours auparavant, le 26 avril plus précisément, « en réponse aux tentatives présumées de pays étrangers, dont le Qatar et le Maroc, la commission spéciale en charge des ingérences étrangères préparera un rapport distinct identifiant les lacunes dans les règles du Parlement européen en matière de transparence, d’éthique, d’intégrité et de corruption, et présentera des propositions de réformes pour lutter efficacement contre la corruption. Le vote en commission aura lieu le 1er juin », lit-on dans un communiqué publié sur le site du Parlement européen.

Pression sur le Maroc
Ce dernier a établi un «nouveau code de conduite» ayant pour objectif de limiter les cas de corruption dans l’institution législative. Allusion faite bien entendu au Maroc soupçonné, sans l’ombre d’une preuve, d’avoir corrompu des eurodéputés dans le cadre de l’affaire dite «MarocGate» en vue de faire pencher la politique européenne en sa faveur. Les eurodéputés avaient aussi approuvé, le 16 février, une résolution interdisant aux représentants du Maroc d’accéder au PE. Ils s’agitent trop depuis quelque temps car ils se préparent aux élections européennes de 2024.

Il est vrai que les vingt-sept membres de l’UE ne se valent pas tous. Mais ce groupement économique et monétaire (UE) fait de la pression sur le Maroc au profit toujours d’un ou de quelques membres (la France ou l’Espagne). Incapable de prouver ses allégations, le Parlement européen mène la guerre. Après le vote de la résolution sur la situation de la liberté d’expression et des médias au Maroc au niveau du Parlement européen, le 19 janvier 2023, et après le ‘’Marocgate’’ qui sous-entend que le Maroc aurait corrompu des élus européens puis le déterrement de l’affaire d’espionnage Pegasus qui vise exclusivement le Maroc alors que plusieurs pays européens utilisent le même logiciel, ne se demande-t-on pas que vise ce plan machiavélique européen.

A faire plier le Maroc ? Peine perdue. Quatre mois après l’éclatement du scandale de corruption en décembre 2022 au sein du Parlement européen, tentant d’inculper le Maroc dans l’affaire dite « MarocGate », l’ancienne vice-présidente du Parlement européen, l’eurodéputée grecque, Eva Kaïli, a été libérée après son incarcération pour les besoins de l’enquête. Son compagnon Francesco Giorgi, l’Italien Pier Antonio Panzeri et l’eurodéputé belge Marc Tarabella, les principaux protagonistes de cette affaire, ont été aussi libérés.

Ceux-là mêmes qu’on disait avoir été corrompus par le Maroc. C’est une mascarade débile qu’on maintient sous perfusion tant qu’une certaine presse européenne intéressée continue de la désinformation pour de l’information afin de nuire à l’image du Maroc. C’est l’histoire d’une Union européenne intérieurement fragilisée qui tente de véhiculer l’image d’un groupement solide, uni et costaud. Alors qu’en vérité, c’est un géant aux pieds d’argile.

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