Affaire "MAROCGATE" : Les allégations du Parlement européen demeurent sans fondements


Luca Visentini


Aucune preuve pour l’heure qui pourrait démontrer l’implication du Maroc dans la corruption d’eurodéputés. Les témoignages se succèdent au sein de l’Union européenne pour blanchir le Royaume.

L’affaire MarocGate continue de faire pschitt. Aucune preuve pour l’heure qui pourrait démontrer l’implication du Maroc dans la corruption d’eurodéputés. La plus grande centrale syndicale au monde, la Confédération syndicale internationale (CSI), qui fédère 338 syndicats dans 168 pays et territoires à travers le monde, a confirmé cela samedi 11 mars 2023. Dans un communiqué, elle a annoncé la démission du syndicaliste italien Luca Visentini, de son poste de secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI), pour son implication dans l’enquête pour corruption au Parlement européen. Le Conseil général de la CSI a «décidé que Luca Visentini n’avait plus sa confiance en tant que secrétaire général».

L’Italien Luca Visentini avait admis avoir reçu un versement en espèces. Il s’agit d’ «un don de moins de 50.000 euros», de la part de l’ONG Fight Impunity dirigée par l’ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri, considéré comme l’un des principaux suspects de l’affaire, et qui n’avait pas de bonnes relations avec le Maroc, contrairement aux accusations.

Source fiable
M. Visentini avait cependant assuré que ce don n’était lié à aucune tentative de corruption ou trafic d’influence, mais était destiné à rembourser certains coûts générés par sa campagne pour prendre la tête de la CSI. « Tout ce que j’ai fait l’a été de bonne foi, cela n’a jamais été motivé par une ambition personnelle (…) Le don que j’ai reçu a été remis à la CSI pour aider les syndicats dans le besoin, je pensais que cet argent provenait d’une source fiable », a également assuré M. Visentini. « Les faits et déclarations publiques montrent clairement que mes positions sur le Qatar ont toujours été claires, fortes et critiques, et que je n’ai jamais été influencé par ce gouvernement, ni par aucun autre gouvernement, institution ou homologue », a-t-il martelé.

Evaluation critique Mais l’organisation a notamment souligné que n’avoir trouvé aucune preuve de dons du Maroc influençant ses politiques ou ses programmes. Avant d’arriver à cette conclusion, la CSI a chargé une commission indépendante de procéder à une évaluation critique de l’origine de cette affaire qui a éclaté au sein de l’hémicycle européen.

Le syndicat indique, dans un communiqué, que cette commission «a travaillé avec diligence et en toute confidentialité au cours des dernières semaines afin d’élaborer pour le Conseil général de la CSI un rapport qui examine et analyse adéquatement ces événements». En dépit de cela, le Parlement européen poursuit son acharnement contre le Royaume. Il a adopté, le 16 février, une nouvelle résolution défavorable au Maroc dans le cadre de l’affaire « Qatargate », tout en reconnaissant ne disposer d’aucune preuve contre le Maroc.

La preuve aussi, c’est que les députés de cette institution législative européenne avaient appelé à étendre les mesures prises à l’encontre des représentants Qataris, à ceux du Maroc, telles que la suspension des titres d’accès des représentants, la suspension des travaux sur les dossiers législatifs ou encore la libéralisation du régime des visas.

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