LE MAROC RÉUSSIT À FÉDÉRER 171 PAYS AU NIVEAU DE L’ONU

LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE

Une réelle prouesse diplomatique que celle qui est à mettre au crédit du Maroc en ce qui s’agit de son appel à l’action pour soutenir la réponse humanitaire dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, soutenu par près de 90% des Etats membres de l’ONU.

L’avant-garde du monde, le Maroc prouve chaque jour qu’il y appartient, et ce en dépit de ses moyens qui restent à tout le moins modestes. Ainsi, son “appel à l’action pour soutenir la réponse humanitaire dans la lutte contre la pandémie de Covid-19”, lancé au cours de débats tenus du 9 au 11 juin 2020 au niveau du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) par son représentant permanent auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU), Omar Hilale, ralliait au 16 juin 171 pays.

Ce qui, pour le moins, constitue une “réelle prouesse diplomatique”, comme l’a salué une dépêche de l’agence Maghreb arabe presse (MAP), en ce sens que les pays concernés représentent près de 90% des Etats membres de l’ONU et que c’est, en l’espèce, l’absence d’un tel consensus qui a empêché, au cours des derniers mois, l’émergence d’une réponse globale et coordonnée face au Covid-19. A cet égard, il y a notamment lieu de mentionner les atermoiements qui ont jalonné depuis la fin du mois de mars les travaux du Conseil de sécurité au sujet de l’adoption d’une résolution devant justement donner lieu à cette réponse, avec, à la clé, deux projets de résolutions tous deux tombés à l’eau -à savoir celui du 22 avril de la France et de la Tunisie et celui du 12 mai de l’Allemagne et de l’Estonie.

Si, bien sûr, l’appel à l’action du Maroc ne saurait automatiquement permettre d’enfin entériner une résolution du Conseil de sécurité, il n’en constitue pas moins une avancée. D’ailleurs, la démarche qui le sous-tend a bénéficié de l’appui du secrétaire général de l’ONU, António Guterres. “Depuis le début de l’épidémie, nous avons vu l’importance de la réponse humanitaire multilatérale qui n’a jamais été aussi vitale,” a-t-il déclaré. Mais il faut dire que l’appel à l’action du Maroc rejoint le plaidoyer dont il s’était fendu le 23 mars, lors d’un point de presse donné depuis le siège de l’ONU à New York, aux Etats-Unis, en faveur d’“un cessez-le-feu immédiat” au plan international; lequel plaidoyer avait débouché sur la mise en veille de différents conflits aux Philippines -entre Manille et le Parti communiste-, en Afghanistan -guérilla talibane- ou au Cameroun -crise anglophone.

Outre cet aspect lié à l’arrêt des hostilités de par le monde, l’appel à l’action du Maroc se prononce également en faveur de mesures “concrètes et pratiques”, notamment “faciliter la fourniture d’aide humanitaire transfrontière” et “une réponse humanitaire sensible au genre et adaptée aux besoins spécifiques des personnes handicapées et des plus âgées”. “L’appel à l’action (...) vient réaffirmer le soutien moral, politique et financier des États membres aux efforts humanitaires,” a souligné, lors de la présentation du document, M. Hilale. Il y a lieu de rappeler qu’au sein de l’ECOSOC, ce dernier occupe depuis fin juillet 2018 la fonction de vice-président, et il avait quelque semaines plus tard -en septembre 2018- également été élu président du segment des affaires humanitaires du conseil. Et c’est en tant que tel qu’il a relayé l’appel à l’action du Maroc. Celui-ci a d’ores et déjà été officiellement transmis à M. Guterres et au président de l’Assemblée générale de l’ONU, Tijjani Muhammad-Bande, comme l’a révélé la MAP.


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