Le Maroc prépare la mise en place du pass sanitaire obligatoire pour l’accès aux lieux publics

Quelles dispositions pour les personnes non éligibles au vaccin?

Les autorités sanitaires au Maroc s’acheminent-elles vers l’instauration du pass sanitaire obligatoire pour accéder aux lieux publics? C’est la question qui se pose avec insistance ces derniers temps. Certains avancent même que le projet d’imposition du pass vaccinal est très avancé et devrait bientôt être annoncé. Marchant sur les pas de la France comme il en a pris l’habitude concernant la gestion de la pandémie, le Maroc considère que la mise en place du pass sanitaire obligatoire permettrait de lutter contre la propagation du virus et éventuellement pour éviter une possible quatrième vague du Covid-19. Mais qu’en est-il des personnes qui souffrent de maladies spécifiques et qui ne sont pas éligibles au vaccin? Toute la question est là.

Car ces personnes sont nombreuses et se chiffrent à plusieurs millions. Pour le moment, rien n’est encore entrepris les concernant. Beaucoup pensent que l’accès aux lieux publics leur sera ouvert sur présentation d’un certificat médical délivré par le médecin. En revanche, un problème se pose: comment faire face aux falsificateurs comme ce fut le cas pour les tests PCR ou encore pour les pass sanitaires? En France, où les autorités ont instauré le pass sanitaire obligatoire pour accéder à plusieurs lieux publics et notamment les lieux de travail, les milieux politiques expriment leur opposition à cette décision, qui constitue pour certains une flagrante injustice pour celles et ceux qui sont médicalement interdits de se faire vacciner.

Le pass sanitaire a franchi en effet un nouveau cap, le 30 août dernier, dans l’Hexagone, devenant ainsi obligatoire au travail pour 2 millions de salariés dans les restaurants, cinémas, musées ou encore les trains grandes lignes. Jusqu’au 15 novembre, les employeurs devront vérifier la validité des pass de leur personnel en contact avec le public, ainsi que les bénévoles intervenant dans tous «les lieux, établissements, services ou événements» listés par le ministère du Travail, notamment les bars, théâtres, cars ou avions interrégionaux, parcs d’attractions, zoos, foires et certains centres commerciaux.

A.A