Le Maroc accusé d’être derrière la résolution du parlement européen sur la détention des journalistes en Algérie

Le minaret est tombé, on a pendu le coiffeur !


Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Face à la résolution du parlement européen contre l’Algérie, Alger a, une fois encore, accusé le Maroc et «ses lobbys en Europe» d’être à l’origine de cette résolution.

Le 11 mai 2023, le parlement européen a adopté, par la quasi-totalité des voix, une résolution condamnant les violations des droits humains, de la liberté de la presse et les détentions des journalistes en Algérie. Le pouvoir algérien était très remonté contre leurs « amis » eurodéputés mais comme à l’accoutumé, ne pouvant s’attaquer à l’institution européenne, il s’acharne, comme à l’accoutumée, contre le Maroc. Via l’agence de presse algérienne (APS), l’establishment algérien a accusé le Maroc et « ses lobbys en Europe » d’être à l’origine de cette résolution tendancieuse.

«Ce parlement qu’on a vu blêmir à l’idée de pondre une résolution pour condamner les atteintes aux droits de l’Homme au Maroc, une seule en 25 ans, se voit-il aujourd’hui contraint d’attaquer l’Algérie pour rassurer les réseaux internes du Makhzen au PE ? Faut-il rappeler que le parlement européen a enterré le projet de résolution sur la situation des journalistes au Maroc, notamment Omar Radi, invoquant malicieusement un vice de procédure tiré par les cheveux», liton dans la dépêche l’APS. «Cette résolution du Parlement européen contre l’Algérie ne rassure pas sur l’état de cette institution qui au lieu de chercher à satisfaire les obsessions de nuisance de ses protégés et qui peine à se débarrasser des retombées du scandale « Marocgate », devrait s’inquiéter d’abord des souffrances des peuples opprimés et martyrisés », enchaîne-t-elle.

Les obsessions de nuisance
Pour les locataires du Palais d’El Mouradia, c’est devenu une habitude voire une obsession que de pointer du doigt le Maroc comme étant à l’origine de tous leurs échecs et leur politique de répression systématique. Après l’exfiltration vers la France de l’opposante Amina Bouraoui, en février 2023, l’APS avait pointé «certains responsables au niveau de la DGSE, du quai d’Orsay et certains conseillers franco-algériens qui ne cachent pas leur amour et leur vénération pour le makhzen», d’être les conspirateurs de l’opération. En décembre 2021, quand la Banque mondiale avait publié un rapport sur la pauvreté en Algérie, APS a prétendu que l’institution financière a occulté d’évoquer «les vrais chiffres de la pauvreté au Maroc». Même script quand il s’est agi des incendies dans les forêts de la Kabylie en août 2021.

Le comble, c’est l’attitude et la stratégie éditoriale de deux poids, deux mesures de l’Agence France Presse (AFP) qui ménage le régime algérien au gré de l’humeur des locataires de l’Elysée et de leurs intérêts suprêmes avec l’Etat militaire. En dépit de la résolution condamnant sans appel la violation par le régime algérien des droits humains et de la liberté de presse dans ce pays, l’agence officielle a ménagé, autant que faire se peut, Alger, contrairement à ses attaques acharnées et ses analyses subjectives quand il s’est agi de la résolution incongrue du Parlement européen concernant le Maroc.

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