Maroc-Mauritanie: Les patronats s'organisent

Dans la lignée du politique, l’économique. Depuis ce mardi 20 septembre 2022 sont réunis dans la ville de Casablanca les patronats marocain et mauritanien, représentés respectivement par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et l’Union nationale du patronat mauritanien (UNPM), dans un objectif affiché de renforcer les échanges commerciaux entre le Maroc et la Mauritanie. Il faut dire dans un contexte où les deux pays ont vu leurs relations connaître une nette amélioration dans la foulée de l’élection du président mauritanien Mohamed Cheikh Ould El Ghazouani en 2019, ces échanges demeurent, pour reprendre, la ministre de l’Économie, Nadia Fettah Alaoui, présente à l’événement, “en deçà des potentialités existantes”, et n’ont concrètement représenté en 2021 que 2,3 milliards de dirhams (MMDH).

Dans ce sens, la CGEM et l’UNPM, qui sont, soit dit en passant, liées depuis mars 2022 par un mémorandum d’entente signé lors de la huitième dernière haute commission mixte bilatérale dans la capitale de la Mauritanie, Nouakchott, semblent essentiellement cibler les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de l’énergie, de la logistique, des nouvelles technologies de l’information et de la santé, dont sont d’ailleurs issues la majorité des entreprises présentes (pour un total de quatorze secteurs identifiés).

Au même propos, le président de la CGEM, Chakib Alj, a plaidé en faveur de l’amélioration des infrastructures de transport reliant non seulement le Maroc à la Mauritanie mais aussi au Sénégal, voisin méridional de cette dernière, tout en offrant plus de possibilités de financement aux entreprises marocaines et mauritaniennes, dans un message qui s’adressait non seulement aux banques mais aussi aux agences d’investissement, dont le patron des patrons marocains a souhaité qu’elles renforcent davantage le dialogue et la concertation entre elles. Par là même, le Maroc et la Mauritanie érigeraient un modèle pouvant servir d’exemple aux autres pays africains. “Il n’est plus à prouver que l’avenir se joue sur notre continent, qui jouit d’énormes atouts, que nous connaissons tous,” a notamment souligné M. Alj.