LE MAROC PEINE À BOOSTER SON INDICE DE CAPITAL HUMAIN

L’INDICE DU MAROC EST DE 0,50, CONTRE 0,45 EN 2010

Le Maroc ne parvient pas à améliorer sensiblement son indice de capital humain. L’indice 2020, publié par la Banque mondiale, attribue au Maroc une note de 0,50, inférieure à la moyenne de la région MENA (Moyen- Orient et Afrique du nord). Si en une décennie, le Maroc est passé de la note 0,45 à 0,50, cette avancée demeure très timide et le placerait encore parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure dont la moyenne est 0,48, que ceux de la tranche supérieure (0,56).

Que signifie concrètement cet indice de 0,50? «Si les conditions actuelles d’éducation et de santé au Maroc persistent, un enfant né aujourd’hui sera, de moitié, moins productif qu’il aurait pu l’être si l’Etat lui aurait assuré une bonne éducation et santé», explique la Banque mondiale. De même, si les conditions de développement humain étaient réunies, notamment sur les volets éducation et santé, le PIB par habitant pourrait doubler, en se basant sur la note actuelle du Maroc.

Par ailleurs, l’institution de Bretton Woods regrette la non transparence du Maroc en termes d’accès à l’information et aux données. Elle souligne qu’elle ne peut pas évaluer l’impact du programme Tayssir, par exemple, à cause du manque de données, ce qui freine l’amélioration de ce genre de programmes sociaux, précise la Banque mondiale.

Malgré cela, l’institution financière a félicité le Maroc pour ses progrès en matière de santé de ses citoyens. «Le gouvernement a fourni des efforts pour lutter contre la mortalité infantile et maternelle, tout en contrôlant les taux de fécondité grâce à des programmes de planification familiale intensifs et durables. De même, 91% des enfants marocains sont désormais vaccinés », souligne la Banque mondiale.

Pour la région MENA, malgré les progrès obtenus depuis dix ans, les résultats de l’indice de capital humain 2020 montrent que les pays de cette région «ont encore beaucoup à faire pour améliorer leur niveau de capital humain, son utilisation et l’égalité entre les sexes. La pandémie crée des risques mais elle pourrait aussi être l’occasion de reconstruire en mieux le capital humain des pays MENA», indique Keiko Miwa, directrice régionale pour le développement humain à la Banque mondiale.


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