LE MAROC DANS SON DROIT

Entretien entre le Roi Mohammed VI et Antonio Guterres

S’il insiste sur le maintien du cessez-le-feu, le Royaume ne manquera pas de réagir si la sécurité et la quiétude de ses citoyens sont en cause.

En provoquant l’intervention des Forces armées royales (FAR) à Guergarat, le Polisario espérait sans doute amener la communauté internationale à condamner le Maroc. Or non seulement celle-ci avait été, comme on l’a su après, informée dans les jours précédents par le Royaume, mais en plus elle a été compréhensive et lui a même apporté son soutien. Ainsi, pas un seul pays n’a repris à son compte la rhétorique séparatiste, dans la mesure où tout un chacun sait que la partie marocaine n’a rien à se reprocher.

Au contraire, on a vu les communiqués d’appui pleuvoir de partout, au point que la junte algérienne elle-même ne s’est que timidement engouffrée dans la brèche, à rebours de ses prises de position cocardières de toujours. La voisine de l’Est s’est ainsi contentée, par la voie de son ministère des Affaires étrangères, de “déplore[r]” des “violations”.

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, n’a, à cet égard, rien trouvé à redire quant aux arguments avancés par le roi Mohammed VI pour justifier l’intervention, au cours de l’entretien téléphonique que les deux hommes ont eu ce lundi 5 novembre 2020.

“Agissements inacceptables”
Le Souverain, selon ce qu’a rapporté le Cabinet royal dans un communiqué, a, ainsi, rappelé que “ce n’est pas la première fois que les milices du Polisario s’adonnent à des agissements inacceptables” et que M. Guterres lui-même était intervenu pour que le mouvement séparatiste revienne à la raison. “Le Royaume du Maroc a pris ses responsabilités dans le cadre de son droit le plus légitime,” a-t-il souligné. Mais il y a plus: le roi Mohammed VI a averti que “le Royaume du Maroc continuera à prendre les mesures nécessaires afin d’assurer l’ordre et garantir une circulation sûre et fluide des personnes et des biens, dans cette zone à la frontière entre le Royaume et la République islamique de Mauritanie”.

Ce qui ne revient pas, pour autant, à rompre le cessez-le-feu, comme le Polisario ne cesse de le marteler via les officines médiatiques auprès desquelles il a ses entrées; au contraire, le roi Mohammed VI “a réaffirmé à M. Guterres l’attachement constant du Maroc au cessez-le-feu”.

Le Polisario, ceci dit, ne semble pas l’entendre de cette oreille. Son chargé “diplomatique”, Mohamed Salem Ould Salek, a d’ores et déjà annoncé que “le cessez-le-feu, signé en 1991, appartient au passé”. Le 13 novembre, plusieurs miliciens du Polisario ont tenté d’attaquer les FAR au niveau de la localité de Mahbes, sur le mur de défense, sans succès toutefois et ils ont même vu un engin porte-armes leur appartenant être détruit par les forces marocaines.

Au cours de ses entretiens avec M. Guterres, le roi Mohammed VI a d’ailleurs réitéré que “le Royaume demeure fermement déterminé à réagir, avec la plus grande sévérité, et dans le cadre de la légitime défense, contre toute menace à sa sécurité et à la quiétude de ses citoyens”. Dont acte!


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