Le Maroc démonte les allégations de l'Algérie sur l’affaire du Sahara

72ème session du comité exécutif du programme du hcr à Genève

Dans un plaidoyer franc et direct, la délégation marocaine relève que l’évocation d’un affrontement militaire imaginaire dans la région est une pure propagande du régime algérien, afin de détourner l’attention de sa complicité et de sa responsabilité dans le calvaire qu’endurent les populations sahraouies à Tindouf.

Le Maroc a pris une défense farouche de sa cause nationale lors de la 72ème session du comité exécutif du programme du Haut commissariat pour les réfugiés, qui s’est déroulée à Genève, le jeudi 7 octobre 2021. Menée par Omar Zniber, ambassadeur représentant permanent du Maroc à Genève, la délégation marocaine a mis à nu les allégations mensongères et fallacieuses du représentant de l’Algérie au sujet de la question du Sahara marocain.

Exerçant un droit de réponse aux allégations fausses et malintentionnées du représentant algérien, ainsi que ceux qui continuent la politique systématique de politisation des forums internationaux, en contradiction à la morale et à la philosophie du HCR, la délégation marocaine a dénoncé la responsabilité de l’Algérie dans la perpétuation du calvaire des populations dans les camps de Tindouf, relevant que «le régime algérien continue de financer les mouvements séparatistes sur son territoire et leur dévolue les pouvoirs, alors que les camps de Tindouf sont sous le contrôle strict des milices armées».

Les populations des camps demeurent abandonnées dans des conditions précaires, en manque de ressources élémentaires, de logements adéquats et de soins médicaux, dans un pays qui revendique la multiplicité des logements sociaux. Pour les diplomates marocains, le régime algérien doit abandonner son approche à géométrie variable et répondre aux revendications concernant les violations massives du droit international humanitaire et des droits de l’Homme dans son pays.

Différend régional
Par ailleurs, la délégation marocaine relève que l’évocation d’un affrontement militaire imaginaire dans la région est une pure propagande du régime algérien, afin de détourner l’attention de sa complicité et de sa responsabilité au regard du droit international humanitaire. Concernant les allégations d’occupation, la délégation marocaine a rappelé au représentant algérien qu’elle s’est historiquement achevée en 1975, à l’instar du processus de l’Algérie coloniale, qui s’est terminé 13 ans plus tôt, et auquel le Maroc a substantiellement contribué. Depuis lors, l’ONU n’a jamais considéré la question du Sahara comme une occupation, mais plutôt comme un différend régional, dans lequel l’Algérie est une partie principale, sinon la seule responsable.

La délégation représentant le Royaume a interpellé, d’autre part, le délégué algérien sur les expulsions inhumaines et illégales de milliers de personnes de son pays ayant besoin de la protection et de l’assistance humanitaire, comme cela a été documenté récemment par le Rapporteur spécial sur les migrations.

Le Maroc se distingue, sur le plan mondial, par sa politique d’asile et d’immigration, qui se caractérise par une gestion humaine et intelligente, ainsi que son apport considérable dans la réponse aux crises humanitaires mondiales, ayant conduit le HCR à le considérer comme un pays de référence.