Officiellement, le Maroc autorise le traitement de Coronavirus par la Chloroquine

UNE LUEUR D'ESPOIR

C’est l’équivalent de la bouée de sauvetage pour les personnes atteintes du Conoravirus. La chloroquine est le seul médicament pouvant endiguer cette épidémie. Au Maroc, le ministère de la Santé approuve, enfin, son introduction dans la prise en charge thérapeutique des cas confirmés.

Quelques jours seulement après avoir acheté à Sanofi Maroc tous les stocks des médicaments à base de chloroquine, dans une correspondance en date du 23 mars 2020, le ministère de la Santé annonce «avoir décidé en concertation avec le comité technique et scientifique du programme national de prévention et du contrôle de la grippe et des infections respirations aigües, l’introduction de la chloroquine dans la prise en charge thérapeutique des cas confirmés covid-1».

Une lueur d’espoir pour les personnes atteintes du coronavirus ? Un don du ciel ? Le médicament agit normalement comme un antipaludique. Elle est connue sous plusieurs noms commerciaux, selon les pays et les laboratoires qui les fabriquent: Nivaquine ou Resochin par exemple. Au Maroc, c’est la Chloroquine est la molécule composante des médicaments antipaludiques, tel que le Plaquenil ou Nivaquine. La parenté de ce médicament revient au Pr Didier Raoult, le spécialiste des maladies infectieuses et directeur de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée infection basé à Marseille. Il s’est dit convaincu, depuis deux semaines, d’avoir trouvé un remède contre le coronavirus. Il a jugé « immoral » d’attendre pour l’administrer et affirme qu’il se « fiche » qu’un essai clinique soit lancé. Le 11 mars, il intègre le conseil scientifique COVID-19, constitué de onze membres chargés d’éclairer les décisions à prendre par les autorités pour lutter contre la pandémie en France.

Il passe ensuite à l’action, et pendant six jours, il injecte à une vingtaine de patients atteints du Covid-19 une dose de 600mg/jour de Plaquenil, médicament commercialisé et composé d’une molécule dérivée de la chloroquine. Le directeur de l’IHU a par ailleurs associé à la chloroquine un traitement d’azythromicyne, «pour éviter les surinfections bactériennes». Le 16 mars, il diffuse une vidéo enregistrée devant ses étudiants et fait part au monde entier de ses résultats. «C’est spectaculaire, la charge virale moyenne avec ce virus est normalement de 20 jours. […] Les patients qui n’ont pas reçu le Plaquenil sont encore porteurs à 90% du virus au bout de six jours, tandis que ceux qui ont reçu le traitement sont 25% à être positifs».

Charge virale
D’atermoiement en atermoiement, le 17 mars plus précisément, Olivier Véran, ministre français de la Santé, se dit enfin convaincu par ces résultats prometteurs, et donne l’autorisation à plusieurs équipes d’entreprendre de essais plus amples dans les plus brefs délais. Aux Etats-Unis, même le président Donald Trump a défendu ses vertus. Au Maroc, les essais sont en cours. La chloroquine a-t-elle des effets secondaires ? Certains médecins ont avancé qu’en cas de surdosage, d’une mauvaise utilisation ou d’interactions médicamenteuses, on craint des nausées, des vomissements, des affections atteignant le système immunitaire... «Ce qu’on dit sur les effets secondaires est tout simplement délirant. Ce sont des gens qui n’ont pas ouvert un livre de médecine depuis des années... Je connais très bien ces médicaments, j’ai traité 4.000 personnes au Plaquenil depuis 20 ans», a rétorqué à ces détracteurs, en toute assurance, le professeur Didier Raoult


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