Maroc-Comores: Moroni, cette capitale véritablement amie du Royaume

Le ministre des Affaires étrangères comorien s’est officiellement engagé à soutenir la candidature du Maroc pour un siège de membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies.

Ne l’oublions pas, mais les Comores ont été, dès décembre 2019, le premier État étranger à se doter d’un consulat dans la région du Sahara et nommément dans la ville de Laâyoune. Ce qui fait que, pour une fois, on n’avait pas l’impression qu’il s’agissait de simples circonlocutions diplomatiques quand au cours des entretiens qu’ils ont eus le 21 mai 2021 en ligne, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue comorien Dhoihir Dhoulkamal “se sont félicités de l’excellence des liens d’amitié et de solidarité existant entre les deux pays et ont exalté la qualité des sentiments d’estime et de respect qui caractérisent les rapports entre les deux chefs d’Etat, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et le Président Azali Assoumani”, comme l’a dans la foulée rapporté un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

D’ailleurs, ces entretiens ont révélé que Rabat et Moroni étaient actuellement en train de travailler à l’organisation, “avant fin 2021”, de la première session de la grande commission mixte de coopération maroco-comorienne, laquelle commission devrait faire suite à la réunion préparatoire s’étant tenue en février 2020 dans l’archipel comorien, en présence notamment de M. Assoumani “himself” -côté marocain, le ministère des Affaires étrangères avait dépêché son directeur général des affaires africaines, Mohamed Sbihi.

Estime et respect
Parmi les domaines sur lesquels MM. Bourita et Dhoulkamal ont particulièrement mis, au cours de leur échange, l’accent, il y a notamment ceux de l’enseignement supérieur, de l’économie ou encore du commerce. Mais il est aussi question de s’appuyer mutuellement “sur des questions d’intérêt commun aux niveaux régional et international”, et à ce titre le ministre des Affaires étrangères comorien s’est officiellement engagé, au nom de son pays, à soutenir la candidature du Maroc pour le poste de commissaire de l’Union africaine à l’éducation, à la science, à la technologie et à l’innovation mais aussi pour celui de membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) et au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies (CDH).

Les Comores devraient notamment faire jouer les réseaux dont ils disposent dans les différentes organisations régionales auxquelles elles appartiennent, à l’instar de la Communauté économique des États de l’Afrique australe (SADC), du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et de la Commission de l’océan Indien (COI). Une alliance loin donc de se démentir.

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