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Maroc-Colombie: Gustavo Petro persiste et signe dans sa lubie séparatiste

 

 Le nouveau président colombien, Gustavo Petro, poursuit ses actions hostiles à l’encontre de l’intégrité territoriale du Maroc. Depuis le 15 novembre 2022, il coordonne avec le mouvement séparatiste du Front Polisario pour la mise en place d’une ambassade de la soi-disant “République arabe sahraouie démocratique” (RASD) dans la capitale de la Colombie, Bogota. C’est le ministère des Affaires étrangères colombien lui-même qui en a fait l’annonce à l’occasion des 100 jours de sa présidence, lui qui avait été investi le 7 août 2022 au palais Nariño, siège de la présidence colombienne. 


L’objectif annoncé est d’“assurer une plus grande présence de la Colombie en Afrique”, mais on peut se demander si c’est de la sorte que le pays sud-américain pourra l’atteindre, du simple fait que la majorité des États et gouvernements du continent ne reconnaissent tout bonnement pas la "RASD" (19 sur 54 même en prenant le décompte fantaisiste de la partie séparatiste, qui inclut le Libéria alors même que celui-ci compte depuis mars 2020 un consulat dans la ville de Dakhla). Il faut d’ailleurs rappeler qu’au sein de la classe politique colombienne, l’orientation pro-Polisario de M. Petro ne fait pas l’unanimité et avait suscité une réaction au vitriol, le 25 août 2022, de 62 sénateurs sur les 108 que compte le Sénat de la République, la deuxième chambre du parlement de la Colombie. 

Le secrétaire général du Sénat, Gregorio Eljach Pacheco, avait ainsi lui-même été derrière une pétition signée par les sénateurs concernés pour faire part de leur “rejet catégorique” et leur “désaccord complet” quant à la décision du 10 août 2022 de M. Petro de reconnaître la “RASD”, près de 22 ans après le gel effectué en décembre 2000 par le président Andrés Pastrana Arango. “[Le Maroc est] un grand pays ami et allié, qui représente pour la Colombie un partenaire stratégique et privilégié en Afrique et dans le monde arabe, au regard de son leadership et la reconnaissance dont il jouit au niveau régional, continental et mondial,” avait également souligné la pétition. Ce qui ne suffit toutefois pas à faire reculer M. Petro eu égard à sa lubie séparatiste.

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