Le Maroc cible de campagnes médiatiques visant son intégrité territoriale

Le journalisme de la haine

Comme Hafid Derradji et Ignacio Cembrero, nombre de journalistes de par le monde vendent leurs services et leurs “plumes” pour ternir l’image du Maroc et s’acharner contre ses institutions, embauchés par ceux qui envient le succès diplomatique autant continental qu’international et la stabilité du Royaume.

S’attaquer au Maroc, voire s’acharner sur lui et ses institutions à la moindre occasion, aussi futile soit-elle, et défendre constamment et à toute épreuve la junte militaire algérienne, c’est le fort du commentateur de la chaîne qatarie BeIN Sports, Hafid Derradji. Pourtant, jusqu’au mois de novembre 2020, il était interdit d’accès au territoire algérien, accusé d’avoir insulté l’armée, incité à la rébellion et à la désobéissance civil. C’était avant qu’il ne change son fusil d’épaule et qu’il ne soit “gracié”, fermant les yeux sur les crimes d’un pouvoir algérien impopulaire pour devenir, comme par magie et en un rien de temps, le porte-voix officieux et le chantre du régime. Mais sa face cachée a été révélée au grand jour début septembre 2022. Il est tombé dans son propre piège. Dimanche 3 septembre 2022, l’activiste syrienne Mayssoun Birakdar le joint par téléphone, en se présentant comme représentante mandatée du Palais de Damas et du pouvoir de Bachar Al Assad.

Derradji gobe vite l'hameçon. Lors de son entretien avec Mayssoun, il a accepté la fausse invitation de Bachar Al Assad à une visite privée en Syrie, critiquant les forces de la rébellion et les opposants syriens. Le commentateur, connu pour son obédience totale et aveugle au pouvoir algérien, a affirmé que Bachar Al Assad allait se rendre en Algérie bientôt pour assister au prochain Sommet arabe (1er novembre 2022) au même moment où une source au Palais d’El Mouradia a affirmé au journal Al Arabi Al Jadid qu’Al Assad est écarté de la liste des chefs d’Etat qui seront présents à ce sommet. Un coup dur pour un faux journaliste ou plutôt un mercenaire qui se revendique d’une presse libre alors qu’il n’en est ni plus ni moins qu’un vendu qui a promis ses services pour ceux qui payent le plus.

Pure propagande
«Vous vous êtes égaré en soutenant un régime dictateur, assassin, qui a tué et déplacé tout un peuple», lui a lancé l’activiste syrienne. Cet entretien entre la fausse représentante du régime de Bachar Al Assad et le faux-vrai journaliste a été entamé par une allusion au chassé-croisé d’accusations entre le journaliste syrien d’Al Jazeera Faisal Alkasim et Derradji. Tout a commencé par un tweet de Faisal Alkasim dans lequel il révèle au monde entier le vrai visage du régime algérien. «Un régime qui conspire avec l'Éthiopie contre l'Égypte. Un régime qui s’allie avec l'Iran contre les Arabes. Un régime hostile à son voisin arabe, le Maroc. Puis il dit vouloir la réunification des Arabes lors d'un sommet arabe», a-t-il écrit.

Ce tweet a sorti de ses gonds le régime militaire. Le hasard a voulu que de grands journaux arabes s’interrogent le jour même sur le bien-fondé d’un sommet arabe organisé par un pays (l'Algérie) qui conspire afin de diviser les être fier de détruire son pays pour faire tomber son président. L'Algérie n'a pas dit qu'elle réunira les Arabes, car ils ne se réuniront pas, en raison de la propagation de drogues et d'hallucinogènes, et du nombre croissant d’accords de normalisation avec une entité qui cherche à empêcher la tenue du sommet en Algérie par le biais de ses agents.»

Et de poursuivre sur un mensonge que les instances onusiennes, européennes et américaines démentent continuellement à travers leurs rapports et résolutions: «Les Syriens sont libres de s’opposer. Nous avons des opposants en Algérie et nous les respectons. C’est leur droit.»

Derradji change, lors de son entretien avec l’activiste syrienne, le sujet pour glisser quelques mots de pure propagande contre le Royaume: «Vous connaissez les problèmes que nous avons avec le Makhzen et vous avez suivi les attaques dont je fais l’objet sur les réseaux sociaux, depuis plus d’un an. Je suis certain qu’il est (Faisal Alkasim) utilisé par le régime marocain. Ils détiennent, peut-être, des choses sur lui. Il a même commencé à tweeter en darija». Lorsqu’il était encore persona non grata aux yeux du régime militaire de son pays, Derradji passait ses vacances au Maroc, louant la quiétude et la sérénité qui règnent dans le En juin 2022, il donne encore la preuve qu’il est à la solde de l’establishment de son pays. Les autorités algériennes avaient retenu, le 25 juin, à l’aéroport Ahmed Ben Bella, la délégation de journalistes marocains qui devaient couvrir les Jeux Méditerranéens d’Oran. Elles leur ont refusé l’accès au territoire avant de les refouler, en avançant le motif fallacieux d’absence d’accréditation.

Messages de haine
Les critiques acerbes adressées à l’Algérie par de nombreuses organisations internationales de la presse et autres allaient contraindre le régime algérien à chercher à se redorer le blason. Il fallait s’attacher les services de Hafid Derradji comme d’autres plumes de médias inféodés à la junte militaire. Derradji s’exécute et répand, à la lettre, le synopsis d’un film de fiction invraisemblable qu’il a reçu de ses “supérieurs”. Il a écrit sur son compte Twitter: «les jeux sont pour les sportifs, les techniciens, les journalistes et les administratifs. L’Algérie a le droit de refuser l’accès aux militaires et aux policiers». De Derradji à Cembrero, le “fameux” journaliste espagnol au faux titre de spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient, point de ressemblance ou de points communs si ce n’est les messages de haine ciblant le Maroc, généreusement monnayées par des pétrodollars sonnants et trébuchants en provenance d’Alger. Ignacio Cembrero a bâti sa carrière et sa notoriété sur des allégations dénuées de toute vérité à l’encontre de personnes, d’institutions voire d’États comme le Maroc.

Accusé sans preuves d’avoir espionné plusieurs personnalités espagnoles et étrangères par Ignacio Cembrero (dont lui-même) de par le monde via le logiciel israélien Pegasus, le Royaume a décidé de le poursuivre en justice pour diffamation. Le Royaume indique dans sa plainte, déposée le 27 avril 2022 précisément, que les propos du journaliste ont dépassé le cadre de la critique politique légitime. Le comble pour lui, c’est qu’il a été débouté, de la manière la plus humiliante, par la justice de son pays. En effet, l’enquête menée par le Parquet de Madrid pour espionnage présumé du journaliste Ignacio Cembrero a été tout bonnement abandonnée car il n’y rien qui puisse justifier de la maintenir. Le bureau du procureur de Madrid a indiqué que l’enquête a été close car il n’y avait «pas de motifs suffisants pour accuser une ou plusieurs personnes déterminées en tant qu’auteurs ou complices», révèle l’agence de presse espagnole Europa Press, le 9 mai 2022.

Journaliste à la solde
Le ministère public a souligné que, dans le cas de Cembrero, et d’après les analyses effectuées par un groupe de sécurité informatique de la section de la cybercriminalité de la Brigade provinciale de la police judiciaire, «il n’a pas été possible de déterminer si dans l’appareil mobile (téléphone) avait été installé un type de logiciel malveillant/logiciel espion». Selon le récit du parquet, Cembrero a reçu le 16 juillet 2021 un appel téléphonique de Majid Zerrouky, journaliste de l’équipe Forbidden Stories qui, basée à Paris, regroupe 17 médias et collabore avec Amnesty International dans des enquêtes journalistiques transnationales.

Dans cet appel, poursuit le parquet, Zerrouky informe Cembrero qu’il a été victime du programme informatique malveillant Pegasus, fabriqué par la société israélienne NSO Group. Sur un simple appel téléphonique et sans chercher à vérifier cette rumeur, Cembrero s’est empressé, une fois encore, de s’attaquer au Maroc. A se demander si une calomnie suffit à un journaliste qui se respecte pour engager une procédure judiciaire dans le seul but d’enclencher une campagne de propagande à l’encontre du Royaume. Mais il y a toujours ce qui n’est pas avoué. M. Cembrero avait des liens avec certains membres du gouvernement et des services algériens.

Car qui peut se payer les services d’un journaliste “célèbre” comme Cembrero par les temps qui courent pour s’attaquer au Maroc et à ses institutions en dehors des services algériens? Aujourd’hui simple collaborateur dans un petit journal en ligne, en l’occurrence El Confidencial, M. Cembrero tente vainement et désespérément de renouer avec les articles tendancieux contre le Maroc qui faisaient sa fausse renommée. Il est aigri et qu’il n’hésite pas à se faire une nouvelle virginité en négociant fort le prix de ce qui reste de sa crédibilité déjà usée. Voici une preuve de plus, si besoin est. Cembrero a accordé une interview au média algérien TSA, qui vit des offrandes des généraux séniles de la junte militaire, durant la même semaine où il a donné un entretien à Maroc Hebdo (numéro du 18 juin 2021).

Les propos ont été contradictoires pour parler du même sujet: la crise maroco-espagnole. A TSA, il tient un discours incendiaire à l’encontre du Royaume en adoptant la consigne d’épargner le peuple marocain tout en s’attaquant à la monarchie et au «Makhzen»… A Maroc Hebdo, c’est un autre Cembrero qui analyse les faits, se prêtant même au jeu de la critique à l’égard des responsables espagnols à propos de l’affaire de Brahim Ghali, chef du Polisario. Le double discours montre le double visage. Comme Derradji et Cembrero, nombre de journalistes de par le monde vendent leurs services pour ternir l’image du Maroc, embauchés par ceux qui envient le succès diplomatique du Royaume autant sur un plan continental qu’international.

Le Maroc rend jaloux certaines anciennes puissances coloniales et un voisin de l’Est qui tente vainement de cacher ses crimes en interne en détournant l’attention vers le Maroc, l’«ennemi» de toujours. Heureusement que le champ médiatique et associatif international ne compte pas que des “mercenaires” de la plume et des faux journalistes prêts à tout pour de l’argent.