Tension : Accusé par le maroc de vouloir propager le chiisme en Afrique, l'Iran réagit officiellement

Moins d’une semaine après les propos du chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, accusant l’Iran de menacer la sécurité spirituelle en Afrique, y compris le Maroc, en propageant la doctrine chiite, les premières réactions de Téhéran arrivent.

Lors de son point de presse hebdomadaire, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, a rejeté, lundi 31 janvier, les accusations marocaines en les qualifiant de “projections infondées”.

Nasser Bourita avait déclaré, mercredi dernier, lors d’une réunion de la commission permanente des Affaires étrangères au sein de la Chambre des représentants, que “la sécurité spirituelle du Maroc et de l’Afrique figure parmi les priorités du Royaume visant à contrer les visées iraniennes dans le continent”.

Le ministre marocain a ajouté que la république islamique essaie de son influence en Afrique de l’Ouest pour répandre sa doctrine, relevant que la solidarité totale témoignée par le Maroc à l’État des Émirats arabes unis (EEAU) constituait un message claire dénonçant les dépassements des Houthis et la politique de l’Iran qui se tient derrière eux.

Pour rappel, Rabat a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2018, sur fond de soupçons d’un soutien du Hizbollah, groupe armé chiite appuyé par Téhéran, aux séparatistes du Polisario.