"Le Maroc ne cédera pas à ce chantage"

Nasser bourita réagit dans les colonnes de la "Tribune de Genève" au rapport d’Amnesty

Réagissant à l’affaire d’“espionnage” de Omar Radi, il était impossible pour le ministre des Affaires étrangères du Maroc de laisser passer l’affaire sans réagir. Surtout après que Amnesty International ait été déboutée par la justice israélienne pour manque de preuves.

Précise, concise et pertinente, la réaction du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, au rapport d’Amnesty International qui parle d’une prétendue affaire d’espionnage du journaliste/militant des droits de l’Homme Omar Radi, est venue à point nommé au lendemain de la décision de la justice israélienne qui a débouté l’organisation dans un procès qu’elle a intenté contre la société israélienne NSO pour faute de preuves.

Et comme Amnesty International en tire toujours profit en diffusant son rapport et en profitant du tapage médiatique qui s’en suit, M. Bourita devait réagir, du moins en médiatisant la position de l’Etat marocain où sa demande de preuves des accusations avancées n’ont pas eu de réponse. Petit rappel, publié tard dans la soirée de dimanche 21 juin 2020, ce rapport atteste, sans preuves à l’appui, que le journaliste débutant Omar Radi aurait été victime d’attaques dites par “injection réseau” au moyen d’outils conçus par une société informatique israélienne du nom de NSO, pour conclure à la responsabilité des autorités marocaines dans le piratage du téléphone de ce dernier.

Un rejet sans équivoque
A la question “Pourquoi réagissez-vous avec autant de véhémence aux accusations d’Amnesty International?”, le ministre des Affaires étrangères a répondu sur un ton calme et serein: “Parce que c’est énorme et totalement faux. Nous rejetons ces accusations sans équivoque. Loin d’être dans une dynamique de dialogue, ils ont mené une véritable campagne médiatique sur la base d’accusations infondées, induisant plusieurs médias et journalistes dans l’erreur. Ils ont tenté de faire le lien dans leur document entre le Maroc et NSO, or aucune évidence ne vient établir et prouver un quelconque lien. Et jusqu’à présent, les semaines passent sans qu’ils ne puissent étayer leurs dires par des données vérifiables ou des preuves”.

Le journaliste Alain Jourdan, qui a mené l’interview, rebondit: “Mais la secrétaire générale par intérim a dit dans une lettre avoir répondu à votre requête...”. Maîtrisant le dossier et ses tenants et aboutissants, M. Bourita rétorque: “Le document qui nous a été adressé ne répond pas à nos questions. Ce que nous attendions, c’est un rapport détaillé étayant les allégations d’espionnage… Si quelqu’un écoute nos citoyens, a fortiori quelqu’un d’externe, nous devons savoir de qui il s’agit.

Aujourd’hui, force est de constater qu’Amnesty n’est pas en mesure d’apporter la moindre preuve. Et nous ne sommes pas les seuls à le dire. Le tribunal de Tel- Aviv a rejeté ce lundi la plainte déposée par Amnesty contre l’entreprise NSO en justifiant cette décision par l’incapacité d’Amnesty à prouver que le logiciel était utilisé par leur gouvernement. Un autre cas où Amnesty parle sans preuves». Si Amnesty n’a aucune preuve de ce qu’elle avance, il va falloir que l’Etat este en justice cette organisation pour accusations infondées. Une fois suffit pour qu’elle soit déplumée et décrédibilisée.


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