Le Maroc, cette arête dans la gorge de Tebboune !

Le président algérien s'attaque de nouveau au Royaume

Le délire du pouvoir algérien n’a pas de limites. Accordant une entrevue à certains médias algériens diffusée par la télévision algérienne, mardi 15 février 2022, Abdelmadjid Tebboune, s’est, encore une fois, attaqué au Maroc et à sa presse.

En guise de réponse à une question sur le nombre assez élevé de détenus d’opinion dans son pays, le chef de l’Etat a opté pour la fuite en avant, en comparant la «liberté» dont jouit la presse algérienne par rapport aux «restrictions» subie par sa consœur marocaine. «Nous avons plus de 8.000 journalistes. Nous avons 20 chaînes TV privées et 180 quotidiens (…) Nous avons un Etat voisin qui a cinq journaux. Un de ses journalistes a écrit un article sur le budget (...) et a été condamné à 20 ans de prison», a souligné Tebboune.

Il a tout de même refusé de reconnaitre l’existence de détenus politiques en Algérie, usant de la théorie du complot en les taxant de «cheval de Troie, de cinquième colonne au service d’intérêts des institutions étrangères». L’interview a permis également au président Abdelmadjid Tebboune de réaffirmer son rejet des initiatives de médiation entre son pays et le Royaume. En réponse à une question sur ce sujet, il a souligné que les relations avec le Maroc «n'ont pas changé, depuis le début de la crise, pis, elles se sont aggravées», relevant que Rabat, soutenu par l'entité sioniste, se sert d’un appareil de propagande et de fake news contre l'Algérie. «La crise s’est aggravée avec leur système de propagande et de fake news destinés contre l’Algérie à longueur de journée. La situation a empiré davantage avec l’appui d’Israël au pays voisin», a-t-il ajouté.

Beaucoup de paradoxes ont été relevés dans les propos du président algérien. Déjà, au sujet de la liberté d’expression et de presse, le 8 février 2022, dans un communiqué, Amnesty international a estimé à «251 le nombre total de personnes actuellement détenues pour avoir exercé leurs droits de manifester pacifiquement et de s’exprimer librement» en Algérie. «Les autorités algériennes veulent à tout prix se maintenir au pouvoir et s’efforcent d’écraser leurs opposants en piétinant les droits à la liberté de réunion, d’association et d’expression», a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International. En sus de cela, plusieurs journalistes sont incarcérés ou poursuivis en justice pour des faits autres alors que dans la plupart des cas, ces journalistes ont exprimé leur opinion par rapport à la situation politique et économique du pays ou ont couvert une manifestation du Hirak.

Le régime algérien est, dans la même lignée, épinglé par les institutions et les députés européens pour les formes de répression exercées contre le peuple et le Hirak en particulier et pour les exactions commises à l’encontre des journalistes, militants des droits de l’Homme et hommes politiques de l’opposition.