Le marché des capitaux: Un marché en phase avec les impératifs de la relance

La mise en place d’une nouvelle organisation, la mise à niveau du système d’information, le raffermissement des échanges avec les intervenants du marché, sont autant d’atouts qui permettront à l’AMMC, dans un contexte difficile de crise, de poursuivre normalement ses activités.

Cette rencontre entre Nadia Fettah Alaoui, ministre des l’Economie, et Nezha Hayat, présidente de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), est une occasion pour discuter avec les opérateurs du marché des capitaux sur les chantiers en cours et les défis à relever, apprend-t-on auprès de l’AMMC.

Rappelons que cette rencontre intervient à un moment des plus délicats. Un moment où la conjoncture économique nationale reste plus que jamais marquée par les effets de la crise sanitaire. Néanmoins, ceci n’empêcha pas l’année 2021 de démarrer sous les signes de la reprise et de la mobilisation générale en faveur de la relance économique. Dans ce contexte, l’AMMC a finalisé son deuxième plan stratégique couvrant la période 2021-2023, en ligne avec ses missions et en phase avec les impératifs de la relance. L’essor des nouvelles technologies place l’innovation au coeur des discussions sur les marchés financiers.

Une des priorités de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, en 2022, sera d’accompagner l’innovation et les acteurs et de promouvoir un cadre réglementaire efficace et adapté aux évolutions de marché. Pour cela, il sera également nécessaire d’accélérer les travaux de production législative et réglementaire pour accompagner le développement du marché et asseoir les bases de démarrage d’activités nouvelles.

Conjoncture difficile
Ceci est d’autant plus possible que dès l’année 2020, tout un dispositif de coordination institutionnelle et de suivi rapproché a été mis en place entre l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, Bank Al-Maghrib, l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale et le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration. Ce dispositif a pour rôle principal d’évaluer en permanence les impacts de la pandémie sur la stabilité financière et de coordonner les actions entreprises par les régulateurs.

Et, en dépit d’une conjoncture nationale et internationale également difficile durant l’année 2020, le marché des capitaux marocain s’est montré résilient et le fonctionnement de ses différents segments (marchés primaires, Bourse des valeurs, gestion d’actifs, systèmes de dénouement etc.) n’a été que faiblement impacté. Le marché a ainsi prouvé sa robustesse et la solidité de son organisation. Il est aujourd’hui doté des moyens à même de renforcer sa contribution au financement de l’économie.