Retour du marathon des sables après deux ans de report

Plus de 700 coureurs à la conquête du Sahara marocain

Un protocole sanitaire a été mis en place pour éviter d’éventuelles contaminations dans ce contexte de pandémie. De la vaccination aux tests antigéniques, en passant par le respect des mesures barrières.

Revoilà le Marathon des sables! Le célèbre raid désertique dans le Sahara marocain reprend ses droits après deux ans de report à cause de la pandémie de Covid-19. 720 coureurs en provenance de 41 pays prendront part à cette 35e édition du MDS, qui se disputera en 6 étapes sur une distance de 250 km. Un marathon qui, comme à l’accoutumée, se déroulera en autonomie alimentaire, autrement dit, aucun repas ne sera fourni aux concurrents.

«C’est important pour nous d’organiser ce 35e anniversaire tant attendu par des centaines de coureurs du monde entier qui se sont longtemps préparés et qui avaient subi les trois reports occasionnés par la pandémie. C’est comme une libération pour eux», nous confie Patrick Bauer, son fondateur et directeur de course de cette compétition internationale.

Contexte de Covid oblige, plusieurs dispositions sanitaires ont été prises pour éviter d’éventuelles contaminations. Seules les personnes vaccinées seront les bienvenues. «Nous avons pu avoir des autorisations du ministère de l’Intérieur, qui a examiné notre protocole sanitaire mis en place pour répondre à toutes les restrictions sanitaires. On a décidé, en partenariat avec les autorités d’Errachidia, d’exiger la vaccination de tous les participants venus du Maroc et des autres pays. Seules les personnes vaccinées auront accès aux bivouacs», précise-t-il.

Tous les athlètes porteront aussi des masques au départ des courses et pourront utiliser les nombreux gels hydro-alcooliques pour éviter tout risque de contamination. «Il nous paraissait indispensable de mettre en place tout ce dispositif pour la sécurité des coureurs et de toute l’équipe. Nous essayerons d’être à la hauteur de la confiance que nous ont accordé les autorités marocaines, mais également sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a accepté de parrainer cet évènement pour la 25e année consécutive», souligne-t-il.

Vulgariser le beau patrimoine du Maroc
Habitués pendant plus de trois décennies à cette course d’endurance, dont deux fois par an, en avril et octobre, des centaines de coureurs professionnels ont dû ranger leurs crampons et prendre leur mal en patience. Une attente qui, selon M. Bauer, ne les a pas découragés. «Il y a toujours un véritable engouement pour la course, comme en atteste le nombre de participants.

Nous avons communiqué avec eux pendant plus d’un an à travers des vidéos et différents défis. C’était important de maintenir cette communauté et de garder le lien. C’est la raison pour laquelle nous avons réussi à maintenir cette ferveur pour le MDS», explique-t-il. «Nous avons déjà plus de 950 coureurs qui sont déjà inscrits et environ 300 pour 2023», révèle- t-il.

Ces deux années loin du désert ont aussi été une sacrée épreuve pour les organisateurs. «Cette période a été évidemment très difficile. Heureusement on avait épargné de l’argent pendant quinze ans, ce qui nous a permis de surmonter ces difficultés, de maintenir les emplois dans l’entreprise, ceux des sept salariés du centre sportif construit par notre fondation à Ouarzazate dans lequel on donne des cours d’alphabétisation pour les mamans, dont 36 ont eu des diplômes reconnus par l’Etat marocain et des cours d’informatique », reconnait M. Bauer, qui annonce aussi la construction d’un mini-stade de foot pour les enfants de la localité et d’une piste d’athlétisme.

Outre sa dimension sportive, cette compétition constitue aussi une belle vitrine pour vulgariser le beau patrimoine culturel du Maroc. En atteste, selon lui, la forte audience de plus de 350 millions de personnes à travers le monde qui l’ont suivie à travers les différents médias.