Les manoeuvres de l'Algérie et du Polisario démasquées

Une fois encore, l’Algérie et le Polisario sont pointés du doigt comme étant responsables du blocage du processus politique onusien visant à résoudre le conflit fomenté autour du Sahara marocain. Ainsi, au cours de la réunion semestrielle de consultations sur le Sahara marocain du Conseil de Sécurité des Nations-Unies tenue à huis clos mercredi 21 avril 2021, les membres du Conseil ont suivi un briefing du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Colin Stewart, concernant la situation sur le terrain, marquée par les violations du cessez-le-feu par le Polisario et ses obstructions à la liberté de mouvement de la Minurso, entravant ainsi la capacité de la mission onusienne à mettre en oeuvre son mandat de supervision du cessezle- feu.

Le Conseil a également été briefé par un responsable du Département des Affaires politiques du Secrétariat de l’ONU au sujet de l’opposition de l’Algérie et du Polisario à la nomination d’un Envoyé personnel. Soulignant l’impératif et l’urgence de la nomination d’un nouvel Envoyé personnel, poste pour lequel l’Algérie et le Polisario ont dernièrement rejeté les propositions du Secrétaire général de nommer l’ancien Premier ministre roumain, Petre Roman, et par la suite l’ancien ministre des Affaires étrangères du Portugal, Luis Amado. Des propositions que le Maroc a promptement acceptées.

Dans la même lignée, les membres du Conseil de sécurité ont réitéré de manière unanime leur soutien au processus exclusivement onusien, visant à parvenir à une solution politique, réaliste, pragmatique, durable à ce différend artificiel, basée sur les résolutions du Conseil de Sécurité depuis 2007. Lors de cette réunion, des membres du Conseil de sécurité ont dénoncé le blocage par les milices armées du Polisario, l’automne dernier, du point de passage de Guerguerat, et mis en relief l’action pacifique des Forces Armées Royales qui y a permis de rétablir une fois pour toute la libre circulation.

En même temps, ils ont insisté sur l’impératif de la pleine coopération du Polisario avec la Minurso, dont il entrave dangereusement le mandat de supervision du cessez-le-feu, en bloquant ses patrouilles et en empêchant le ravitaillement des observateurs militaires. De même, certains membres du Conseil ont exprimé leur grave préoccupation concernant la renonciation par le Polisario au cessez-lefeu, l’enjoignant à le respecter et à s’abstenir de tout acte de provocation.