Un pied-à-terre pour quelques millions de dollars

Malik Sefrioui s’offre une somptueuse résidence secondaire à Miami

C’est une sorte de cadeau de mariage qui a provoqué l’incompréhension de certains financiers qui se demandent comment une telle somme a pu traverser les frontières nationales pour atterrir ou plutôt amerrir de l’autre côté de l’Atlantique, sur les plages dorées de Miami.


Célébré le 27 avril 2024 à Marrakech, le mariage de Malik, fils d’Anas Sefrioui, magnat de l’immobilier, avec Kenza Akhannouch, la fille de l’actuel chef du gouvernement, était digne des contes des mille et une nuits. Le fastueux mariage a duré quatre jours et quatre nuits, auquel ont assisté des centaines de convives triés sur le volet dont une bonne partie venant de l’étranger, transportés à bord de jets privés. Les téléphones portables ont été confisqués à l’entrée pour empêcher de filmer les coulisses de la cérémonie. Beaucoup de curieux ont spéculé sur le coût de ce mariage. Qu’importe! Le plus croustillant est ailleurs.

Là-bas, dans la lointaine Amérique, plus précisément en Floride où une transaction immobilière a défrayé la chronique autant aux Etats-Unis qu’au Maroc. Quelques jours après le fameux mariage, la presse américaine a révélé une indiscrétion surprenante. Jeudi 2 mai 2024, le très sérieux journal américain Miami Herald nous apprend que l’heureux marié de Marrakech, Malik Sefrioui, a acquis une somptueuse demeure, pieds dans l’eau, sur l’île Hibiscus à Miami. Un simple pied-àterre qui aura coûté à notre jeune et fringuant Malik la bagatelle de 15,375 millions de dollars. En lettres, quinze millions trois cents soixantequinze mille dollars.


Une sorte de cadeau de mariage qui n’a pas manqué de provoquer la jalousie des jeunes femmes célibataires certes mais surtout l’incompréhension de certains financiers qui se demandaient comment une telle somme a pu traverser les frontières nationales pour atterrir ou plutôt amerrir de l’autre côté de l’Atlantique, sur les plages dorées de Miami. La question lancinante est de savoir si cette somme a bel et bien bénéficié de l’autorisation de l’office des changes. Car, nous dit-on, nos finances publiques tarissent et l’inflation compresse nos réserves de devises. Que représentent 15 millions de dollars -soit 150 millions de dirhams- quand on peut se dorer sur la plage de Miami, côte à côte avec des stars de Hollywood et des milliardaires du pays de l’Oncle Sam ? Epsilon...

Créateur de bijoux
En tout cas, le jeune vice-président du groupe cimentier Ciments de l’Atlas-Ciments de l’Afrique, fondé par son père Anas en 2007 à Casablanca, ne s’est pas privé pour s’offrir ce petit caprice. Le bien acheté en guise de résidence secondaire, sur l’île Hibiscus, est situé sur un terrain de 2000 m2, doté d’une façade de 30 mètres donnant sur l’eau, d’un quai et d’une piscine. Il s’agit d’une maison chargée d’histoire, datant de 1930, six ans avant la victoire du Front populaire. Mais Malik Sefrioui, à peine la trentaine, n’a cure des références historiques puisque cette maison sera entièrement démolie pour être reconstruite.

Cela dit, monsieur Malik Sefrioui est inconnu du cercle médiatique de Miami. Ce qui a, en revanche, suscité l’intérêt de nos confrères américains, c’est le vendeur. Il s’agit de Paul Morelli, un célèbre créateur de bijoux dont les collections haut de gamme sont proposées chez Mayors, Neiman Marcus et Bergdorf Goodman et tutti quanti... Heureux qui, comme le jeune couple Sefrioui- Akhannouch, s’est payé un petit coin de paradis à Miami... Pardi !.

Articles similaires