Maintien du protocole sanitaire dans les aéroports : A quand la suppression du test PCR ?

D’après les professionnels du tourisme, de nombreux touristes rechignent à venir passer leurs vacances au Maroc à cause de cette imposition qui nécessite des frais non négligeables. Un important manque à gagner pour un secteur en pleine relance.

Des effets d’annonce, souhaits, et rumeurs… Mais jusque-là, rien. Le test PCR négatif est toujours exigé aux voyageurs qui débarquent au Maroc. Une aberration pour bon nombre de Marocains qui ne voient pas la pertinence d’une telle mesure, au moment où plusieurs pays l’ont supprimée. Principales victimes collatérales, les professionnels du tourisme, particulièrement les hôteliers qui, malgré leur insistance, n’ont pas encore obtenu gain de cause. Ces professionnels ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi cette mesure a été supprimée dans le trafic maritime mais toujours maintenue dans le secteur aérien.

L’allègement du protocole sanitaire dans les aéroports du Royaume s’est même invité au parlement. D’après le député Mohamed Ouzzine, membre du groupe parlementaire du Mouvement populaire (MP), la double obligation de présenter un test PCR et un pass vaccinal est contraignante pour les voyageurs qui souhaitent rentrer au Maroc, particulièrement les Marocains résidant à l’étranger (MRE). Il l’a fait savoir dans une question écrite que son groupe parlementaire a récemment transmise au gouvernement.

Pertes pour le tourisme
«Cette contrainte pourrait même impacter le flux des touristes et donc rendre difficile la relance d’un secteur déjà en difficulté», insistet- il. D’après l’ancien ministre des Sports, ce test PCR entraine des frais supplémentaires pour ces touristes et s’avère même inutile au cas où le pass vaccinal est toujours valable. «Le coût des tests PCR est très élevé dans certains pays européens. Il peut dépasser les 80 euros et c’est parfois plus cher que le billet d’avion», révèle le parlementaire, non sans préciser que «les compagnies aériennes ont fait des efforts pour présenter des offres attractives, mais les frais engendrés par les tests PCR sont décourageants».

Du côté du gouvernement, rien de concret, pour le moment. «L’annulation de l’obligation du PCR pour les vols aériens, qui concerne plusieurs départements ministériels, est une décision importante et prioritaire », avait déclaré le ministre du Transport et de la Logistique Mohamed Abdeljalil, le 25 avril 2022. Selon lui, cette mesure est primordiale pour «accélérer la reprise du secteur touristique dans notre pays». Trois jours plus tard, Mustapha Baïtas porte-parole du gouvernement, affirme, lors du traditionnel point de presse après le Conseil du gouvernement, que «le gouvernement étudie cette question de manière sérieuse et réaliste».

D’après les professionnels du tourisme, de nombreux touristes rechignent à venir passer leurs vacances au Maroc à cause de cette imposition qui nécessite des frais non négligeables. Ils préfèrent ainsi déposer leurs valises dans des pays comme la Turquie, l’Égypte ou encore la Tunisie, qui leur facilitent les choses. Un important manque à gagner pour l’industrie touristique marocaine, surtout durant cette période estivale marquée une grande valse des aéronefs dans les stations balnéaires, mais aussi le retour de Marocains résidant à l’étranger (MRE) pour les retrouvailles familiales lors de l’Aid Al-Adha, prévu le 9 ou 10 juillet. Le temps presse. Au gouvernement d’agir. Au plus vite !.