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Maghreb: l'Algérie en proie à une explosion de la criminalité

La criminalité en Algérie a enregistré, en 2020, une hausse globale de 3% par rapport à 2019, selon la Direction générale de la Sûreté nationale. «Même si certaines activités criminelles ont connu une baisse sensible l’an dernier, il n’en demeure pas moins que, dans sa globalité, la criminalité a enregistré une hausse globale de 3% comparativement à l’année 2019», selon le bilan de l’année 2020 de la police judiciaire algérienne.

Cité par les médias algériens, le DG de la police algérienne, Saïd Arezki, révèle une hausse inquiétante du crime de façon générale et de la cybercriminalité, en particulier. «En 2020, on a enregistré 258.171 affaires, dont 184.777 ont été traitées», a-t-il précisé, ajoutant que 246.200 personnes ont été arrêtées. Il a noté que l’un des facteurs qui ont contribué à cette hausse est, sans conteste, la cybercriminalité, qui prend des proportions de plus en plus inquiétantes.

Ainsi, il ressort du bilan présenté l’enregistrement de 5.163 affaires liées à la cybercriminalité, contre 4.210 en 2019, soit une hausse de 22,63%. Selon le chef de la PJ algérienne, cette hausse ne peut être expliquée, uniquement, par les mesures de confinement imposées pour lutter contre la propagation du coronavirus. Cette tendance à la hausse de la cybercriminalité s’explique essentiellement par la généralisation de l’accès à internet. La mauvaise utilisation des réseaux sociaux a également contribué à la hausse de cette criminalité.

Dans le volet «atteinte aux personnes», 2.816 affaires ont été enregistrées, contre 2.748 en 2019, soit une hausse de 2,47%. Le même responsable a fait également état d’une augmentation de 7,44% des affaires liées à l’atteinte aux systèmes informatiques, pour se situer à 332.

Pour le volet de l’escroquerie sur le Net, il ressort du bilan une hausse de 42,51% en 2020, soit 238 affaires, contre 167 en 2019. Concernant la pédophilie sur internet, le bilan fait état aussi d’une hausse de 116%, soit 110 affaires en 2020, alors qu’en 2019, la PJ n’avait traité que 51 affaires.

A.A