Macron compte "avancer" avec le Maroc et l'Algérie au-delà des "polémiques"


Emmanuel Macron joue la carte de l’apaisement avec le Maroc et l’Algérie. Le président français affirmé lundi lors d'une conférence de presse sur sa stratégie en Afrique, qu'il allait “continuer à avancer pour renforcer la relation de la France avec l'Algérie comme le Maroc au-delà des polémiques actuelles”. Cette sortie intervient dans un contexte de crise avec les deux rivaux maghrébins, alors que Paris n’a ni ambassadeur marocain ni ambassadeur algérien depuis plusieurs jours maintenant. 

"On va avancer, la période n'est pas la meilleure mais ça ne m'arrêtera pas", a dit Emmanuel Macron, pointant du doigt ceux qui "essaient de monter en épingle des péripéties" et, concernant l'Algérie, "ont intérêt à ce que l'on fait n'aboutisse pas" à la réconciliation.


Dans un communiqué publié le 2 février dans le Bulletin officiel et relayé le 10 février par les médias, le ministère marocain des Affaires étrangères, annonçait que “suite aux instructions royales, il a été décidé de mettre fin à la mission de M. Mohamed Benchaâboun en tant qu'ambassadeur de Sa Majesté auprès de la république française et ce, à compter du 19 janvier 2023”. 

De son côté, le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait annoncé, le 8 février, sa la décision de rappeler pour “consultations” son ambassadeur à Paris avec “effet immédiat”, en réponse à l’implication des autorités française dans le rapatriement de la Tunisie vers l’Hexagone de l’opposante algérienne Amira Bouraoui. 








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