Lutte contre l'épidémie du coronavirus

Le Maroc à hauteur du choc

En pleine situation exceptionnelle liée à l’épidémie du coronavirus, force est de faire ce constat : le Maroc est à hauteur du choc. Comme l’on dit dans le langage courant, il a assuré… Ce n’était pas évident au départ parce que précisément, ce qui se présentait et qu’il fallait affronter était inédit. D’où pouvait bien venir ce virus ? Allait-il ou non se propager à partir de sa première localisation dans une lointaine province de Chine ? Etait-il possible de le flécher et d’établir ainsi sa traçabilité ? Les premiers cas identifiés permettaient de voir qu’ils étaient liés à des voyageurs, nationaux ou autres arrivés au Maroc.

Les pouvoirs publics ont bien noté ce fait. Puis s’est mis en branle, par paliers, tout un processus de mise sur pied d’une politique de lutte. S.M. le Roi a pris l’initiative, le dimanche 15 mars, de créer un Fonds spécial d’un montant de 10 milliards de Dh. C’était là l’expression d’une volonté royale de mobiliser les ressources financières nécessaires. Cette décision allait au-devant des attentes du peuple marocain qui avait besoin d’un signe fort dans ce sens, autrement dit que l’État allait s’engager résolument dans cette lutte contre l’épidémie du coronavirus. Le Souverain a porté la parole qu’il fallait ; il incarnait une prise en mains au plus haut, de l’autorité supérieure du Royaume.

Se sont mobilisés alors des appareils et des institutions placées au premier rang de ce “front“. Au plus institutionnel, le ministère de l’Intérieur s’est remobilisé pour actionner tous les leviers, les instruments et les ressources humaines dont il dispose pour mener à bien les actions et les dispositions appropriées. C’est un appareil qui a une structure organisationnelle particulière par suite de sa mission, de son implantation géographique dans le territoire national et partant de sa proximité avec la population. Une cellule de crise travaille en permanence sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, centralisant les informations, impulsant les initiatives locales et donnant un élan à cette opération nationale.
Dans ce même registre, comment ne pas saluer aussi le secteur de la santé. Le nouveau ministre, nommé voici six mois, s’est trouvé plongé dans un champ qui n’avait rien à voir avec une gestion “normale“ des affaires de ce secteur. Et puis comment ne pas parler du dévouement de l’ensemble des personnels, médecins, infirmiers et autres catégories lesquels se distinguent par une abnégation reconnue et appréciée par tous.

Si ces deux départements de l’intérieur et de la santé les deux maîtres d’œuvre de cette lutte, sur le terrain et au quotidien, une mention particulière doit être faite aux forces publiques, les FAR, la DGSN, les Forces auxiliaires qui ont mis sur pied un dispositif approprié de soutien et d’application de cette politique de lutte. Là encore, les consignes sont celles de la fermeté et de la détermination pour faire respecter les mesures de confinement décidées le vendredi 20 mars à 18 et ratifiées par les commissions parlementaires compétentes le lundi 23 mars à la suite de leur adoption par un Conseil de gouvernement le dimanche 22.

Ce confinement est en place. Va-t-il se durcir dans les jours à venir pour ce qui de mesures plus strictement et plus contraignantes dans les sorties des citoyens, leurs mouvements et les déplacements à l’intérieur du Royaume ? Ce n’est pas à écarter parce que tout doit être entrepris pour atténuer les effets de cette épidémie. Le sens de la responsabilité des citoyens est là à cet égard ; il est un précieux atout. Preuve qu’il peut y avoir du répondant, si l’on ose dire, du côté des citoyens dès lors que l’intérêt général est en cause, se trouve disponible ainsi un potentiel, un gisement de mobilisation qui pourrait être valorisé dans d’autres chantiers et d’autres causes d’intérêts national.


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