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Lutte contre la corruption et instauration de la bonne gouvernance

Des avancées mais encore du pain sur la planche!

Stratégie nationale de lutte contre la corruption, Indice de perception de la corruption, loi 55.19 relative à la simplification des procédures et des formalités administratives… La dynamique positive enclenchée depuis quelques années pour instaurer les règles de la bonne gouvernance n’a pas encore atteint ses objectifs.

C’est une réalité implacable! La corruption ronge encore l’administration marocaine. S’il y a un chantier qui suscite un grand espoir de voir les choses changer, c’est celui de la loi 55.19 relative à la simplification des procédures et des formalités administratives qui entrera en vigueur le 1er avril 2021.

Tous les départements gouvernementaux, établissements et entreprises publics, ainsi que les collectivités territoriales s’emploient depuis quelques mois à être au rendez-vous, pour le lancement du portail national de l’administration (PNA), qui constituera pour la première fois, une base nationale unifiée des décisions administratives adoptées par l’administration.

La simplification des procédures administrative est placée au premier rang des priorités du gouvernement El Othmani. Elle est considérée comme un levier stratégique pour renforcer la transparence, mieux servir le citoyen et améliorer l’environnement des affaires.

La lutte contre la corruption et l’instauration des règles de la bonne gouvernance sont sur les bons rails au Maroc. Il est vrai que c’est un grand chantier qui a été lancé depuis 2002. Les réformes engagées ne sont pas faciles à mettre en application. La résistance continuera toujours à exister. Mais beaucoup de choses ont changé depuis, dont le numéro vert, qui sert à dénoncer la corruption des agents d’autorité et des fonctionnaires.

Le gouvernement, conscient du rôle de la gouvernance et de la lutte contre la corruption dans l’instauration des règles de bonne gouvernance et de la réforme de l’administration et l’optimisation de ses services, a accordé une priorité majeure à ces chantiers et déployé des efforts notables à cet effet, a affirmé le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani.

Baguette magique
Il a été procédé depuis 2017 à la mise en oeuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption -élaborée de manière participative en 2015- à travers le lancement de la mise en oeuvre de ses procédures et programmes, et l’activation de ses mécanismes de gouvernance et de suivi, notant que grâce à cette dynamique que connaît le Maroc, l’Indice de Perception de la Corruption a connu une évolution régulière, son taux atteignant 41 entre 2017 et 2020, soit au cours du mandat gouvernemental actuel, après une stagnation aux alentours de 33,2 au cours du mandat 2002-2006.

Le gouvernement a également lancé des réformes majeures telles que la transformation numérique de l’administration, qui optimise les services administratifs et les rapproche des usagers, l’élargissement et le renforcement des fonctions et compétences de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption (INPPLC), l’élaboration d’un projet de loi pour renforcer l’arsenal national de lutte contre le blanchiment d’argent.

Il est vrai que ce méga-chantier, qui aura le mérite d’améliorer l’image que miroite l’environnement des affaires et la bonne gouvernance dans le Royaume, n’est pas une baguette magique. Car il s’agit d’abord de changer les mentalités et de sortir certaines parties qui tirent profit d’un système où la transparence n’a pas sa place de leur zone de confort pour leur faire comprendre que le laisser-aller ne peut pas durer éternellement.