L’indice de confiance publié par le HCP renseigne sur la vulnérabilité des ménages

Mohamed Louafa, ministre délégué en charge des affaires générales et de la gouvernance. - © Ph : DR Mohamed Louafa, ministre délégué en charge des affaires générales et de la gouvernance. - © Ph : DR

Quand les consommateurs perdent confiance


CONJONCTURE. La perception assez mitigée qu’ont les ménages  au cours du premier trimestre de 2015 non seulement de la  hausse des prix mais aussi de la situation du chômage révèle  leur inquiétude face à l’avenir.

Subissant presque trois fois  en un seul mois la hausse  du prix du carburant,  même en période de baisse,  jusqu’à fin mars 2015, du prix de baril  et anticipant de plus en plus, pour le  reste de l’année en cours, une hausse  des prix des produits alimentaires,  les ménages marocains sont plus  qu’inquiets. Inquiétude d’autant plus  grave que le chômage, notamment  des jeunes urbains, s’installe  pour de bon, et que les revenus  stagnent. Ce qui réduit d’autant le  pouvoir d’achat d’un nombre non  négligeable de consommateurs  potentiels. Des spéculateurs  malhonnêtes guettent l’occasion du  mois sacré de Ramadan pour créer des pénuries artificielles dans le but  de faire flamber les prix. Ce qui leur  permet, ainsi, de capter une rente  scandaleuse. Une rente que, ni les  quelques contrôles occasionnels  des services des prix, et, encore  moins, les menaces de sanction de  Mohamed Louafa, ministre délégué  en charge des affaires générales et  de la gouvernance, ne dissuadent.  L’abondance des fruits et légumes  ainsi que des produits de la mer n’y  change rien. Abondance ou pas,  les prix de certaines catégories de  poisson, les plus consommés par les  casablancais comme les sardines,  le merlan ou les soles par exemple,  ont connu des hausses vertigineuses  ces dernières semaines. Peut être à cause de certaines grèves qu’a  connu tout récemment le secteur de  la pêche.


Dans tous les cas, Le mois du jeune  reste l’occasion rêvée de tous ces  spéculateurs qui savent plus que  quiconque que c’est durant cette  période que les ménages marocains  dépensent le plus dans l’année. Le  budget consacré à ces dépenses de  consommation courante est souvent  multiplié par deux ou trois.


Santé sociale
Avec les récentes et répétitives  augmentations des prix du gaz -oil  et de l’essence et celles des produits  alimentaires qui sont anticipées,  les ménages marocains ont de quoi  perdre confiance dans leur santé  sociale. Confiance des ménages, dont  l’un des indices publié récemment par  le Haut Commissariat au Plan (HCP) ,  vient de révéler qu’elle ne s’améliore  guère. La tendance d’évolution de cet  indice mesuré depuis 2008 par le HCP,  est même à la baisse et ce dès l’année  2011. La confiance mesurée à travers  l’indice HCP , nous renseigne plus  que jamais sur l’opinion qu’ont les  ménages sur certains aspects de leur  situation économique personnelle.  Situation, le moins qu’on puisse  dire, c’est qu’elle n’est pas toute  rose, notamment pour effectuer des  achats de biens durables comme les  frigidaires, les téléviseurs ou tout  autre appareil de confort ménager.  Situation pas tout à fait satisfaisante  également, si on l’on voit du coté  achats de biens de consommation  courante ou du coté épargne.  Situation dramatique et même sans  issue si l’on aborde du coté évolution  du chômage.