Ligne ferroviaire Marrakech-Agadir : Les travaux sur de bons rails

D’après le ministre du Transport et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a déjà réalisé diverses études préliminaires, dont l’étude des travaux d’infrastructure et de génie civil, ainsi que les travaux de relevé topographique.

Revoilà le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Marrakech-Agadir. Annoncé par le roi Mohammed VI dans son discours du 6 novembre 2019, lors du 44e anniversaire de la Marche verte, ce gigantesque projet avance petit à petit. C’est ce qu’a indiqué le ministre du Transport et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil, lundi 17 janvier 2022, lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants.

Devant les parlementaires, il a déclaré que l’Office national des chemins de fer (ONCF) a déjà réalisé diverses études préliminaires, dont l’étude des travaux d’infrastructure et de génie civil, ainsi que les travaux de relevé topographique. M. Abdeljalil a aussi abordé le financement de cette ligne ferroviaire. Selon lui, ce projet devrait nécessiter un investissement de près de 50 milliards de dirhams, un montant qui sera débloqué par toutes les parties prenantes. Son ministère et l’ONCF sont d’ailleurs en train d’étudier les possibles montages financiers pouvant faciliter sa mise en oeuvre, particulièrement le partenariat public-privé.

«Nous avons le rêve de construire la ligne de chemin de fer de Tanger à Lagouira afin de connecter le Maroc et l’Afrique et nous prions Dieu pour qu’il nous aide à trouver les moyens financiers pour compléter la ligne ferroviaire entre Marrakech et Lagouira », avait déclaré le Souverain. Toutefois, le ministre n’a pas annoncé des échéances aussi bien pour le début des travaux que la livraison de ce chantier, qui permettra de stimuler davantage l’économie dans la région de Souss-Massa, notamment le tourisme grâce aux multiples opportunités au niveau local.

Partenariat public-privé
Pour rappel, cette LGV fait partie du Plan Rail Maroc (PRM), actuellement exécuté par l’ONCF et dont l’échéance est prévue pour 2040. D’après l’entreprise nationale, ce programme vise à réaliser 1.300 km de nouvelles lignes à grande vitesse et 3.800 km de lignes classiques. Des infrastructures qui permettront de desservir 43 villes marocaines.

«Bâti autour de hubs reliés entre eux à l’intérieur de corridors de déplacement par des TGV, des trains régionaux et navettes, le PRM assurera un maillage dense du Royaume et participera de manière décisive aux politiques d’aménagement des territoires», explique l’Office sur son site. Un budget de 375 milliards sera alloué à ces différents projets, qui permettront la création de 300.000 emplois, ajoute-t-il.