Édito de Marouane Kabbaj : Une leçon marocaine

Grâce à la mobilisation générale, on a prouvé au monde entier qu’en période de crise ou de détresse, on ne panique pas d’abord et ensuite, on agit vite et on se serre les coudes pour surmonter les difficultés.

Depuis cette nuit cauchemardesque du vendredi 8 septembre 2023 où la terre a vacillé sous nos pieds, c’est tout le Maroc qui, main dans la main, est mobilisé. De partout dans le Royaume, tout le monde gère les effets de cette catastrophe naturelle qui a fait des milliers de morts et de blessés et a détruit un nombre encore plus important d’habitations.

En mondovision, puisque dans les quatre coins du globe nous étions scrutés, nous, Marocains, avons d’abord prouvé qu’en période de crise ou de détresse, on ne paniquait pas. Et ensuite, qu’on savait agir vite et se serrer les coudes dans les épreuves les pires. A son niveau, l’Etat a, pour sa part, encore une fois fait montre d’une capacité d’action et d’une réactivité exemplaires. A aucun moment, il n’a donné l’impression de ciller face à un drame qui aurait pu dépasser plus riche que nous.

Dans la foulée immédiate du séisme, une cellule de crise avait déjà été mise en place au niveau du ministère de l’Intérieur. Coordonnées entre différents services des autorités, les premières interventions étaient, sur le terrain, déjà mises en oeuvre. Avec leurs brigades cynophiles et leurs équipements sophistiqués, les Forces armées royales (FAR) ont, elles, ajouté à l’efficacité et à la célérité des opérations. Dans l’ensemble, l’organisation a été parfaite et n’a souffert d’aucune faille de la part de toutes les institutions du pays. Avec, à leur tête, l’institution royale.

C’est dans la fin de l’après-midi du 9 septembre 2023 qu’au palais royal de Rabat, S.M. le Roi Mohammed VI a présidé une réunion de travail en présence du Chef du gouvernement et des grands responsables sécuritaires du pays. A cette occasion, une stratégie à trois grands axes a été lancée et le Souverain a ordonné la création d’un Fonds spécial pour la gestion des effets du tremblement de terre. Mais c’est un secret de polichinelle que c’est dans les minutes qui ont suivi la tragédie que la plus haute autorité du pays a pris en main les choses.

De l’avis et de l’aveu de différents experts que nous avons consultés au cours de notre couverture, son intervention a été salutaire et a permis de sauver de nombreuses vies. Alors même que les secours se poursuivent, les pouvoirs publics se sont déjà lancés dans la reconstruction des zones les plus touchées. On en est même, déjà, à repérer et diagnostiquer les infrastructures et les bâtiments détériorés, dans une démarche typiquement marocaine qui s’appuie sur les moyens et potentialités intérieurs du pays et sur les capacités et la solidité de ses institutions.

Que faut-il de plus pour convaincre que le Royaume est un pays solide, organisé, structuré et soudé? Le Maroc est un pays fort d’une continuité dynastique multiséculaire et d’une histoire millénaire. Il est, sans conteste, un des rares pôles de stabilité des mondes arabe et africain. Sous le présent règne, le Maroc a emprunté la voie de l’émergence en renforçant ses institutions, son économie et ses infrastructures.

Il mène une guerre de développement continu qui lui permet de faire face à toute crise, naturelle ou autre, avec courage, audace et proactivité. Il jouit de la confiance et du respect de la communauté internationale et des grandes institutions financières. Ce n’est pas le fruit du hasard s’il a reçu, dès les premières heures suivant le séisme d’Al-Haouz, des messages de compassion de chefs d’Etat et de dirigeants internationaux et 70 propositions de soutien et d’assistance. Propositions dont, soit dit en passant, il n’a accepté que celles de quatre pays, étant en dernière instance un pays souverain.

Naturellement, d’aucuns y trouveront toujours à dire et ils l’ont fait. Malgré leur caractère exceptionnel des prouesses qu’il a pu, en deux temps-trois mouvements, organiser et réussir, les professionnels de la critique facile s’en sont donné à coeur joie. Certains y sont même allés de leur “fake news”, assurant par exemple que 100.000 enfants marocains s’étaient retrouvés à la rue alors que le terrain, ouvert pourtant à toute la presse, les démentait éloquemment. Mais c’est peut-être aussi, au final, le propre d’un pays qui n’est pas comme les autres d’être zieuté jusqu’à la moindre once. C’est peut-être, en fin de compte, le propre du Royaume du Maroc.

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