Le Maroc exprime sa colère contre Mary Lawlor

Propos tenus par la rapporteuse spéciale des Nations Unies aux droits de l'homme

Le Maroc accuse la rapporteuse de l’ONU de dépassement clair et outrageux du cadre de son mandat, qui l’écarte de la neutralité dont elle devrait faire montre.

Le Maroc est furieux contre la rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’Homme, Mary Lawlor. L’ambassadeur du Maroc à Genève, Omar Zniber, a exprimé, jeudi 25 novembre 2021, la colère du Royaume face aux dérapages de cette diplomate qui, sans réserve aucune, a lancé des accusations gratuites et dénuées de tout fondement à propos de la déclaration faite par la représentation permanente du Royaume à New York sur la duplicité et l’implication de la séparatiste Sultana Khaya, connue pour ses jeux de rôle, de mise en scène, et de victimisation abjecte.

«Cette séparatiste, instrumentalisée, au vu et au su de tous, depuis de nombreuses années par les milices du Polisario et les moyens de propagande du régime algérien, a trouvé, à plusieurs reprises, dans les écrits de Madame Lawlor un réceptacle, contraire à toutes les preuves accablantes et objectives concernant ses comportements, qui n’ont rien à voir, ni de près ni de loin, avec ceux d’une prétendue défenseuse des droits de l’Homme», a écrit M. Zniber dans un communiqué en réaction aux propos de la rapporteuse.

A cet égard, il a rappelé que dans une lettre au Conseil de sécurité, appuyée par des preuves factuelles, y compris des photos avérées, sur lesquelles la séparatiste apparaît en tenue militaire et arborant des armes de guerre, la représentation permanente du Maroc à New York a dévoilé que cette séparatiste est une manipulatrice, à la solde des adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc et ne peut en aucun cas être considérée comme défenseuse des droits de l’Homme.

Climat de liberté
M. Zniber rappelle que la représentation permanente du Maroc à New York avait vigoureusement condamné, par une lettre en date du 2 juillet 2021, le communiqué publié alors, par la rapporteuse spéciale, Mary Lawlor, prenant cause pour des séparatistes ayant été condamnés par les tribunaux compétents, en présence de dizaines d’observateurs, de juristes et d’avocats internationaux, après avoir assassiné 11 membres des forces de l’ordre marocaines, de manière lâche, sauvage et inhumaine. Cette lettre, poursuit l’ambassadeur, «avait interrogé sur la volonté réelle de la rapporteuse spéciale, qui, de toute évidence, ne s’inscrit pas dans la logique d’interaction et de dialogue prônée par le Royaume du Maroc».

Il a rappelé que les instances internationales, au même titre que l’ensemble de la communauté internationale, constatent, en tout temps, le climat de liberté totale et de la jouissance pleine des droits entiers des populations des provinces du sud comme dans le reste du Royaume. Le Maroc rejette ainsi catégoriquement les termes utilisés avec une extrême légèreté, par la rapporteuse spéciale, qualifiant les propos de la Représentation Permanente à New York de «menaces», a affirmé M. Zniber, reprochant à ladite rapporteuse «un dépassement clair et outrageux du cadre de son mandat, qui l’écarte de la neutralité dont devrait faire montre un titulaire de mandat, dans sa considération de toute question relevant des droits de l’Homme.