Le Maroc célèbre la journée internationale contre la tuberculose

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Le Maroc, à l'instar de la communauté internationale, célèbre, le 24 mars, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, une occasion de rendre compte des efforts internationaux et nationaux visant à mettre un terme à cette épidémie.


Cette maladie, à laquelle l'humanité a attribué plusieurs noms par le passé comme la peste blanche ou la phtisie, est en recul depuis des décennies. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne à cet effet que l'épidémie régresse sur tous les continents, grâce à la vaccination au bacille de Calmette et Guérin (BCG) et l'élaboration d'antibiotiques.


Ainsi, l'incidence (le nombre de nouveaux cas) diminue chaque année, et la prévalence (le nombre de cas par rapport à la population totale) a baissé de 45 pc depuis 1990. La mortalité a, quant à elle, reculé de 45 % sur la même période.


Toutefois, la tuberculose connait un regain dû à ses formes multi-résistantes, qui résistent même aux antibiotiques les plus puissants sur le marché. l'OMS révèle à cet égard qu'en 2014, près de 480.000 personnes ont développé une tuberculose multi-résistante.


Au Maroc, les personnes atteintes de tuberculose bénéficient d'une prise en charge thérapeutique gratuite dans les établissements de santé de six mois minimum, dont certains cas nécessitent des traitements de plus de 18 mois, d'un coût de 34.000 DH par malade atteint de tuberculose multi-résistante.


Mené par le ministère de la Santé, le Programme national de lutte antituberculeuse (PNLAT) a permis un recul de l'incidence de la tuberculose depuis 1996, affichant un taux de détection de plus de 85 % et de succès thérapeutique de 90 pc.


L'objectif majeur que se fixe le PNLAT consiste à éradiquer cette maladie d'ici 2050, ce qui impose d'adopter d'une approche multisectorielle qui couvre aussi les problématiques sociales liées à ce fléau.


La nécessité de cette approche s'explique par le fait que la prévalence de la tuberculose dépend d'un ensemble de facteurs comme la précarité, la dénutrition, l'infrastructure médicale insuffisante et l'infection par le VIH.


Les déterminants de la tuberculose sont, donc, multiples et se rapportent essentiellement aux conditions socioéconomiques défavorables.


En effet, cette maladie affecte, dans une plus grande proportion les adultes jeunes vivant dans le milieu urbain, notamment dans les quartiers défavorisés et à forte densité de population.


Ces efforts plurisectoriels sont à même d'accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable, notamment l'élimination de la pauvreté, la couverture sanitaire universelle, la santé de la mère et de l'enfant et la protection sociale.


A cet effet, deux campagnes de dépistage de la tuberculose chez les groupes de populations à haut risque ont été menées en 2014 et 2015 au niveau des provinces et préfectures marocaines les plus touchées par ce fléau.


Par l'intermédiaire de ces campagnes, le département de la Santé vise à augmenter le taux de détection des cas de tuberculose à plus de 95 pc en 2016, soit plus de 4.800 cas à détecter chaque année, à raison de 400 cas par mois sur toutes les provinces et régions.


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