Le gouvernement cherche à stimuler l'entrepreneuriat

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C’est pour trouver des  solutions aux problèmes  des PME et relancer la  culture de l’entrepreneuriat que  la Fondation Attijariwafa Bank a  organisé, le jeudi 1er octobre 2015,  une conférence thématique intitulée:  “L’entrepreneuriat au Maroc: vers  un écosystème performant”.  «Cette thématique nous tient  particulièrement à coeur car elle  constitue l’un des piliers majeurs du  projet RSE (responsabilité sociale de  l’entreprise) mis en place par notre  actionnaire de référence», a déclaré  en ouverture de ce débat, Boubker  Jaï, directeur Général du groupe  Attijariwafa Bank.

Le temps le plus fort de cette  conférence-débat a été le premier  panel ayant réuni, aux côtés de  Mamoune Bouhdoud, ministre  délégué chargé des petites  entreprises, Dounia Boumehdi,  directrice générale de Maroc  Numeric Fund, et Fatim-Zahra  Oukacha, directrice générale de  CEED Maroc.

Le ministre délégué a ensuite rappelé  les apports du nouveau statut de  l’auto-entrepreneur, en insistant sur la protection du patrimoine personnel  de l’auto-entrepreneur. Autre  message fort de M. Bouhdoud: la  nécessité de sortir de l’immobilisme  en mobilisant toutes les compétences  pour développer l’écosystème de  l’entrepreneuriat.

Sortir de l’immobilisme
Dounia Boumehdi a, pour sa part, mis  en avant l’importance des synergies  entre les différents intervenants de  l’écosystème grâce, notamment,  à leur présence physique au  Technopark. «Le problème majeur  de l’entrepreneur marocain ne réside  plus dans l’accès au financement,  mais dans la difficulté de décrocher  son premier contrat». Pour Mme  Boumehdi, les grands donneurs  d’ordre ont, sur ce registre, un  rôle essentiel à jouer en offrant  leur première chance aux jeunes  entrepreneurs.

Quant à Fatim-Zahra Oukacha,  elle a rappelé l’importance de l’accompagnement et du coaching  des jeunes porteurs de projet,  au-delà de l’aspect financier.  «Nous accordons une importance  particulière à la formation, au  Mentoring en faisant intervenir les  entrepreneurs ayant réussi après  quelques échecs et au Networking»,  a expliqué la directrice générale de  CEED Maroc.

Mme Oukacha a estimé que les  programmes publics, jusquelà  mis en oeuvre en faveur de  l’entrepreneuriat, s’adressaient  essentiellement aux plus talentueux.  Pour M. Bouhdoud, le statut de  l’auto-entrepreneur a justement  pour vocation d’aider au passage à  l’acte du plus grand nombre, tout en  veillant à ne pas réitérer les erreurs  du passé. «C’est pour cette raison  que nous avons établi une liste des  professions éligibles au statut, que  nous enrichirons progressivement»  a tenu à préciser le ministre.

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