Législatives 2021: Lakhsem se reconvertit dans les rings électoraux

L’ancien champion du monde de kick-boxing et de full-contact aspire désormais ouvertement à représenter la circonscription de Skhirat-Témara au parlement. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il ne compte pas faire de cadeau à ses adversaires, comme du temps de sa carrière de sportif.

La fait onze ans, ce mois de juillet 2021, que Mustapha Lakhsem a raccroché les gants. Pour autant, l’ancien champion du monde marocain de kick-boxing et de full-contact est loin d’avoir livré son dernier combat, tant s’en faut: on doit ainsi le retrouver, le 8 septembre 2021, sur le “ring”, si l’on peut dire, de la circonscription de Skhirat-Témara pour tenter d’enlever, au cours des élections législatives prévues ce jour-là, un siège à la Chambre des représentants.

M. Lakhsem vient, en effet, d’officialiser son ralliement du Mouvement populaire (MP), qu’il rejoint en provenance du Rassemblement national des indépendants (RNI), et c’est sous la bannière du parti de l’épi qu’il aura notamment à en découdre avec l’ancien ministre PJD (Parti de la justice et du développement) chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, El Habib Choubani.

“La politique, soit nous la ferons, soit elle sera faite à nos dépens,” a-t-il légitimé dans une interview à un média électronique de la place, à qui il a également confié que le secrétaire général du MP en personne, à savoir l’actuel président du conseil de la région de Fès-Meknès Mohand Laenser, l’avait reçu dans ses bureaux, après avoir notamment rencontré auparavant l’ancien ministre de la Jeunesse, Mohamed Ouzzine, aussi encarté au sein du même parti.

Mais on peut imaginer que les concernés n’ont pas vraiment eu de difficulté à le convaincre de faire équipe avec eux, tant depuis une dizaine d’années au moins M. Lakhsem aspire à la députation; ce à quoi son admission au sein du MP lui ouvre donc la porte: c’est d’ailleurs la raison pour laquelle son aventure au RNI, où il aura quand même passé une bonne dizaine d’années, s’est terminée en eau de boudin, après que le parti de la colombe n’a pas voulu l’accréditer pour les législatives.

Bataille électorale
Au mois d’avril 2021, il avait même défrayé la chronique après avoir accusé les responsables du RNI au niveau de la région de Fès- Meknès, où il escomptait originellement être candidat -il voulait se présenter dans la circonscription d’Imouzzer Kandar, d’où sont originaires ses parents-, de recevoir des dessous de tables pouvant aller jusqu’à 5 millions de dirhams (MDH) lors du processus de constitution des listes électorales. Mais dans sa suscitée interview, M. Lakhsem n’a pas trop voulu s’attarder sur cet épisode, arguant du simple fait que “beaucoup de choses ne [lui] ont pas plu” au RNI.

Il semble, en fait, d’ores et déjà engagé dans la bataille électorale, où si l’on comprend il voit M. Choubani comme son principal adversaire. Il n’a d’ailleurs pas manqué de l’égratigner, en s’interrogeant sur le fait que celui-ci ait choisi Skhirat-Témara plutôt qu’Errachidia, qu’il représente pourtant depuis septembre 2002 à la Chambre des représentants -M. Choubani préside également, depuis septembre 2015, le conseil de la région de Drâa-Tafilalet, dont dépend ladite circonscription. “Les gens l’ont-ils chassé d’Errachidia?,” s’est demandé M. Lakhsem. M. Choubani devra, à l’évidence, en avoir dans le ventre pour lutter...

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