La France cible de trois attentats terroristes ce jeudi

A Nice, Avignon et Djeddah

La France se réveille ce jeudi 29 octobre sous le choc, la peur et l’endeuillement. Une attaque au couteau a fait trois morts dans une basilique en plein cœur de Nice. Les faits se sont déroulés vers 9h sur une des artères les plus fréquentées de Nice où la police municipale a pu intervenir rapidement pour neutraliser l'agresseur, âgé de 25 ans. Blessé lors de son interpellation, il a été hospitalisé, souligne l’AFP.

Tandis que le président Emmanuel Macron est arrivé sur place, le Premier ministre Jean Castex a annoncé devant l'Assemblée nationale que le plan vigipirate était porté au niveau «urgence attentat», son plus haut niveau, activé pour assurer la mobilisation exceptionnelle de moyens. A Nice, toutes les églises ont été fermées jusqu'à nouvel ordre après cette attaque qui survient moins de deux semaines après la décapitation d'un enseignant, Samuel Paty, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, rappelle l’AFP.

Deux heures, à peu près, après l’attentat de Nice, un homme armé d'un couteau a menacé des passants à Avignon dans le sud-est de France. Il a été abattu ensuite par la police, ont rapporté plusieurs médias. Les faits se sont déroulés vers 11h15, selon les informations recueillies par la radio Europe1.

Même jour, un Saoudien a été arrêté après avoir blessé avec un couteau un vigile du consulat français à Djeddah, à l'Arabie saoudite, ont indiqué jeudi les médias officiels saoudiens et l'ambassade de France.

Ces attentats terroristes abjects surviennent quelques jours après les déclarations du président français Emmanuel Macron, défiant ceux qui critiquaient la republication des caricatures du prophète Mohammed sur des bâtiments étatiques. Une action qui a soulevé un grand émoi et un choc chez plusieurs pays arabes, dont le Maroc.

Le 25 octobre, le ministère des Affaires Etrangères marocain a émis un communiqué où il indique que le Maroc «dénonce ces actes qui reflètent l’immaturité de leurs auteurs, et réaffirme que la liberté des uns s’arrête là où commencent la liberté et les croyances des autres. «La liberté d’expression ne saurait, sous aucun motif, justifier la provocation insultante et l’offense injurieuse de la religion musulmane qui compte plus de deux milliards de fidèles dans le monde», souligne le communiqué. 


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