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Kezakoo, champion en devenir

EDTECH

Avec déjà 2,5 millions d’utilisateurs, Kezakoo se rêve désormais un destin beaucoup plus grand dans le domaine du soutien scolaire en ligne.

La marmite de l’éducation, Reda El Fakir est très tôt tombé dedans. Logique donc de le retrouver depuis janvier 2021 à la tête de la gestion de la start-up éducative Kezakoo, récemment médiatisée après avoir levé 2 millions de dirhams auprès de la société d’investissement Witamax One. “Dès après mon baccalauréat, que j’ai obtenu en 2013, je m’étais investi dans mon quartier de Derb Sultan, dans la ville de Casablanca, pour donner des cours de soutien, et c’est là que j’ai vraiment accroché,” nous déclare le concerné, par ailleurs lauréat de l'Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises (ISCAE).

Ce soutien scolaire, c’est justement le coeur de métier de Kezakoo, fondée également en 2013 par Youssef Ghalem, matheux issu des bancs de l’École nationale supérieure d’informatique et d’analyse des systèmes (ENSIAS) ayant notamment fait ses armes comme chef de projet dans le secteur bancaire, et Ahmed Lahlou, ancien étudiant de l’Université Al-Akhawayn jouissant d’une solide expérience dans le milieu du gaming. En huit ans seulement d’existence, la start-up compte déjà quelque 2,5 millions d’utilisateurs. On peut dès lors comprendre que Witamax One, qui compte comme actionnaires le cabinet de conseil Southbridge A&I et la firme de wealth management AXXAM Family Office, lui aient fait confiance.

Passion et gestion
Concrètement, Kezakoo se destine aux étudiants des première et deuxième années du baccalauréat, auxquels elle propose de couvrir l’ensemble de leurs programmes d’études par le biais de nombreux exercices interactifs. Et ce, sans avoir à débourser le moindre centime. En effet, Kezakoo est entièrement gratuite, et au cours des précédentes années, elle s’est développée en comptant uniquement sur le généreux soutien des opérateurs téléphoniques Inwi en 2016 et Orange de 2017 à 2019 ainsi que l’association Jood en 2020.

“Kezakoo, c’est d’abord une affaire de passion,” confie M. El Fakir. “Quand le projet a été initialement lancé, c’était vraiment pour donner un coup de main, pas plus”. Mais si la passion demeure “bien sûr”, selon le concerné, toujours au rendez-vous, il n’en reste pas moins que l’entrée de Witamax One dans le capital de Kezakoo est pour faire changer celle-ci de dimension.

Dès l’année scolaire 2021/2022, Kezakoo va ainsi adopter un nouveau modèle “freemium”, c’est-à-dire en maintenant largement sa gratuité, ceci dit avec des contenus supplémentaires qui seront payants. “Et quand on dit payants, ce sera vraiment très abordable, Kezakoo ne coûtera pratiquement rien si l’on compare aux classiques cours de soutien proposés généralement aux élèves,” insiste M. El Fakir.

De plus, il devrait également être question de formations certifiantes qui intéresseraient également le niveau post-baccalauréat. Pour être rentable, il suffira à Kezakoo de convaincre seulement 1% de ses utilisateurs de recourir à son offre premium; objectif que M. El Fakir pense “atteignable”. De la passion donc, mais aussi beaucoup d’abnégation à attendre du management de la start-up.

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