Kabylie : Quand Omar Hilale recadre l’algérien Nadir El Arbaoui

L’Algérie ferait mieux de balayer d’abord devant sa porte. C’est en substance le message adressé encore une fois par le représentant permanent du Royaume auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU) et personnalité de l’année 2021 de Maroc Hebdo, Omar Hilale, à son homologue algérien Nadir El Arbaoui suite à la nouvelle diatribe de ce dernier en faveur de la séparation du Sahara marocain: c’était lors du dernier séminaire régional pour le Pacifique du Comité spécial pour la décolonisation, tenu les 11, 12 et 13 mai 2022 dans la capitale de Sainte-Lucie, Castries, et à cette occasion M. Hilale a rappelé que s’il y avait lieu encore de parler de colonisation actuellement au Maghreb, elle était du fait du régime algérien en Kabylie.

“Vous demandez l'autodétermination pour les 20.000 personnes que vous séquestrez dans les camps de Tindouf, mais vous la déniez à un peuple de 12 millions d'habitants,” a-t-il indiqué, en rappelant que “le peuple kabyle a subi 3 colonisations”, à savoir “ottomane, puis française et maintenant algérienne” et qu’“il s’agit de l’occupation la plus longue de l’histoire de l’Afrique”. Et M. Hilale de s'interroger, dans le même sillage, “pourquoi l’Algérie ne permet pas au Peuple Kabyle de s’autodéterminer, de s’exprimer et de choisir librement son destin, comme elle le revendique pour les populations des camps de Tindouf”.

La sortie de M. Hilale n’a bien sûr pas manqué de laisser M. El Arbaoui pantois, et il faut aussi rappeler que ce n’est pas la première fois que M. Hilale prend fait et cause à la tribune de l’ONU en faveur du peuple kabyle: il avait déjà tenu une position similaire en juillet 2021 après une intervention intempestive du ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, qui avait mis sur le tapis la question du Sahara marocain alors que le contexte ne s’y prêtait aucunement, et cela avait d’ailleurs été invoqué par ledit responsable comme motif de la rupture actée par l’Algérie le 24 août 2021 de ses relations avec le Maroc. La junte algérienne n’en semble toutefois pas à une contradiction près...

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