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Journée internationale de solidarité avec le peuple Palestinien

SOUTIEN "PLEIN ET ENTIER" DU MAROC


S. M. le Roi Mohammed VI et Mahmoud Abbas

Si le Royaume n’écarte pas d’établir un jour des relations diplomatiques avec Israël, cela ne saurait se faire au détriment de l’établissement d’un État palestinien indépendant.

Le Maroc n’a, contrairement aux allégations de certaines parties, pas viré sa cuti eu égard à la cause palestinienne, et cela le roi Mohammed VI a bien tenu à le souligner dans le message qu’il vient de faire parvenir au président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Cheikh Niang, à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien que le monde célèbre le 29 novembre de chaque année depuis 1978.

Le Souverain a ainsi assuré, selon ce qu’a rapporté l’agence MAP (Maghreb arabe presse), l’État de Palestine, sous la direction du président Mahmoud Abbas, du soutien “plein et entier” du Royaume à ses efforts en faveur de l’indépendance, de l’unité et de la prospérité du peuple palestinien. Il a en outre, d’après la même source, remis sur le tapis sa solidarité avec le peuple palestinien et son appui constant et indéfectible en faveur de ses droits légitimes.

“Nous sommes intimement convaincus que la cause palestinienne est la clé de voûte de toute solution permanente et globale au Moyen-Orient, une solution qui permet aux peuples de la région de vivre en sécurité, en paix, en harmonie, dans le cadre de la légalité internationale et conformément au principe de la solution à deux États,” a-t-il également insisté. Ce qui, de sa part, tient lieu de mise au point, alors que d’aucuns, donc, accusent Rabat de vouloir lâcher la Palestine et les Palestiniens, et ce depuis plusieurs mois.

Positions constantes
Le média électronique américain Axios avait même avancé, le 3 février, que les autorités marocaines seraient ouvertes à normaliser avec Israël en échange de la reconnaissance par les États-Unis de la marocanité du Sahara et de l’ouverture par le pays de l’oncle Sam d’un consulat dans la région, faisant état de négociations avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou par le biais de l’homme d’affaires d’origine marocaine Yariv Elbaz. Et déjà, le roi Mohammed VI avait cinq jours plus tard dépêché le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, à Amman pour réaffirmer à M. Abbas, qui se trouvait alors dans la capitale jordanienne, “les positions constantes du Royaume du Maroc”.

Car si le Maroc n’écarte pas d’établir un jour des relations diplomatiques avec Tel-Aviv, cela ne saurait se faire au détriment de l’établissement d’un État palestinien indépendant, avec Al-Qods Oriental comme capitale -point mis en exergue dans la missive royale à l’adresse de M. Niang. En tant que président du Comité Al-Qods, dont il avait hérité la charge à son accession au trône en juillet 1999 du roi Hassan II, le roi Mohammed VI veille d’ailleurs directement à ce que cet État palestinien indépendant voie le jour. Or, la colonisation israélienne qui se poursuit en Cisjordanie, et qui était même sur le point de basculer en annexion n’était l’intervention personnelle du prince héritier d’Abou Dabi, Mohammed ben Zayed, met en péril cette perspective. Le Maroc reste, ainsi, droit dans ses bottes.