Journée internationale de solidarité avec le peuple Palestinien: Mise au point Royale

Ses adversaires peuvent bien dire ce qu’ils veulent: en se rapprochant d’Israël, le Maroc n’en oublie pas la cause palestinienne. Le roi Mohammed VI a tenu à clarifier les choses une fois pour toute.

À ceux qui veulent laisser croire que le Maroc avait troqué la cause palestinienne contre son Sahara le roi Mohammed VI vient d’apporter ce 29 novembre 2021 une réponse cinglante. Dans un message adressé à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien au président du Comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Cheikh Niang, le Souverain en a non seulement profité pour “réaffirmer [son] entière solidarité avec le peuple palestinien et [son] total soutien à son droit légitime” qu’est “l’instauration d’un État indépendant et viable coexistant dans la sécurité et la paix avec Israël” mais a en plus fait référence aux “frontières du 4 juin 1967”.

Ce qui revient au refus d’avaliser, d’une part, la colonisation israélienne de la Cisjordanie, et, d’autre part et surtout, celle d’Al-Qods Acharif. Le roi Mohammed VI a, à cet égard, “appel[é] à préserver l’identité arabe et islamique” de la ville sainte “ainsi que son statut juridique, historique et démographique”. Il a, en outre, souligné “que le Maroc poursuivra ses efforts afin de réunir les conditions propices à un retour des parties à la table des négociations”, même s’il a estimé que “même guidé par les intentions les plus pures, tout effort déployé dans ce sens ne saurait aboutir si continuent à être prises des mesures unilatérales, anéantissant toute chance de paix et alimentant la violence et la haine”.

“La confiance mutuelle doit être restaurée,” a-t-il mis en exergue. Rien donc là qui sorte fondamentalement du cadre de l’initiative de paix arabe du 28 mars 2002, au moyen de laquelle les vingt-deux États de la Ligue arabe avaient proposé de normaliser collectivement leurs relations avec Israël pourvu que ce dernier se retire des territoires arabes occupés que sont, en plus de la partie orientale palestinienne d’Al-Qods Acharif et de la Cisjordanie, le plateau syrien du Golan.

Territoires arabes occupés
À moins de vouloir être plus Palestinien que les Palestiniens et de défendre une Palestine qui va du fleuve à la mer, c’est-à-dire du Jourdain à la Méditerranée; ce que ne réclame plus aujourd’hui, non sans d’ailleurs verser dans un antisémitisme rappelant les heures les plus sombres de l’histoire, que le régime iranien et ses proxys tels qu’est en train de le devenir la junte algérienne. Laquelle junte continue, soit dit en passant, de mobiliser sa machine de propagande pour se poser en victime d’un pseudo complot maroco-israélien à son encontre, dans le sillage notamment de la signature, le 24 novembre 2021 dans la ville de Rabat, de l’accord-cadre de coopération sécuritaire entre le Maroc et Israël.

“[L’Algérie] se sent aujourd’hui comme un État qui fait face à l’entité sioniste, auquel nous envoyions nos troupes pour le combattre aux côtés de nos frères arabes, maintenant qu’il est à nos frontières et signe des accords militaires, sécuritaires et de renseignements avec le voisin, le frère et l’ami,” vient notamment de lancer, le 29 novembre 2021 même dans le quotidien panarabe Al-Quds Al-Arabi, le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra. Les faits, les vrais, restent toutefois têtus...