PROFIL

Jamal Belahrach, un entrepreneur au service des entrepreneurs


Jamal Belahrach est de ces personnages pour qui la vie vaut le coup d’être vécue, telle qu’elle est. Sans complications. Sans se poser trop de questions. Expert en capital humain, il dirige depuis avril 2019 le cabinet Deo Conseil International, dédié à la formation continue et à l’accompagnement des entreprises. Il préside également la Maison de la diaspora marocaine. Une manière de garder le lien avec les Marocains de l’étranger et inviter les cadres et les porteurs de projets parmi eux à rentrer au pays. Son autre cheval de bataille est l’éducation et la formation. Jusqu’en décembre 2022, il a présidé la fondation Zakoura Éducation.


M. Belahrach est né le 10 octobre 1962 à Casablanca. A l’âge de huit ans, son père, ouvrier en France, ramène toute la famille à Dreux, dans le Centre de l’Hexagone. C’est là-bas que le jeune Jamal va grandir et poursuivre sa scolarité. En 1986, il obtient un DUT en gestion des entreprises et des administrations de l’Université de Saint-Denis. Il est également titulaire, en 2014, d’un diplôme de HEC Paris en Executive Management. Sa carrière professionnelle, il la commence d’abord en France, dans le marketing et le développement. Puis rentré au Maroc en 1997, il prend la direction générale de l’agence d’intérim Manpower Maroc, tout en assurant la présidence de Manpower Maghreb et DOM-TOM (jusqu’en février 2016) et la direction des filiales extérieures de Manpower France. De mars 2016 à décembre 2016, il est, en outre DGA du groupe OCP. Sa réussite, M. Belahrach l’explique en ces termes, qui sonnent comme une évidence dans sa bouche: “C’est à force de travail et d’endurance.”

Ancien président de la Commission emploi et relations sociales de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et ancien membre du conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT) à Genève, il est président de la Fondation Jobs for Africa et fondateur du Centre des jeunes dirigeants. Mais sa raison d’être a toujours été l’action sociale. Pour lui, sans justice sociale, le Maroc ne peut avancer. Pour ce faire, il faut miser sur l’éducation et la formation. Quand on lui pose la question de savoir s’il est déçu d’avoir choisi de rentrer au Maroc au lieu de rester en France, il dit ne rien regretter dans la vie. “Je suis un homme positif, même quand je reçois des coups, je fais en sorte d’en tirer profit et me renforcer”, lâche-t-il, sans façon.

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