Isabelle Villadary: "Le cancer de l’enfant est une maladie curable à condition qu'il y ait les conditions nécessaires"


Trois questions à Dr. Isabelle Villadary, directrice du programme cancer des enfants à Foundation S.

Quelle est la différence entre le cancer de l’enfant et celui des adultes?
Quand on parle du cancer de l’enfant ce n’est pas un adulte en miniature qui a un cancer. Ce sont deux maladies complétements différentes. En premier lieu, ce n’est pas les mêmes cancers qui atteignent les adultes qui atteignent les enfants. Le seul point commun c’est les cancers de sang, mais les autres cancers sont des maladies spécifiques à l’enfant.

La bonne nouvelle c’est que l’enfant, n’étant pas un adulte en miniature, peut être sauvé, avec un pourcentage qui dépasse 80% dans les pays à haut revenu. La raison pour laquelle la Fondation S se concentre sur les enfants dans les pays à moyen et faible revenu, afin de leur permettre une égalité et équité de traitement et leur permettre par la suite d’avoir une vie d’adulte complète avec une vie sociale pleine et entière.

Pourquoi le taux de survie des enfants en Afrique reste faible ?
Le cancer de l’enfant est une maladie curable à condition qu’il y ait les conditions nécessaires pour ça. Les facteurs qui impactent la survie des enfants en Afrique sont le manque de formation et d’information sur la curabilité des cancers, l’insuffisance des infrastructures et l’accès difficile aux centres de soins.

Comment l’Afrique peut faire face à ces défis et sauver ses enfants?
Chaque pays est différant et chaque contexte est spécial. En Afrique subsaharienne, tout commence par le diagnostic. Il faut aller en hôpital le plutôt possible après l’apparition des premiers symptômes. Le diagnostic précoce permet de soigner de façon efficace l’enfant et assure sa survie sans aucune conséquence pour la suite. Il faut assurer également les structures d’accueil et de soin, qui font défaut parfois en Afrique.

L’enjeu principal est celui de la proximité de l’enfant avec l’hôpital. Il faut qu’il y ai une meilleure gestion des soins entre les centres tertiaires ( grand hôpitaux) et les centres de soins primaires, plus proches à la maison de l’enfant ce qui permettrait de lutter contre l’abandon de traitement.

Il est aussi important de collecter le maximum d’information état de lieux, plaidoyer sois au plus haut niveau de l’agenda de ces pays pour un plan cancer et pour. Une meilleure prise en charge de ces enfants.

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