Irrité par les ingérences algériennes, le Mali s’apprête-t-il à reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara?


Le Mali se prépare-t-il à reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara? La question se pose avec acuité depuis plusieurs jours, et la réponse pourrait être oui, à en croire Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre mauritanien des Affaires étrangères et actuel président d'une société de conseil, le Centre 4S (Stratégie, Sécurité, Sahel, Sahara). 

Dans une interview accordée à RFI, l’ancien responsable mauritanien affirme que ce scénario n’est plus à omettre alors que les relations entre le Mali et l’Algérie sont minées par de profondes tensions depuis la visite, le 19 décembre à Alger, d’une délégation de la CMA, une coalition armée touareg et arabes qui lutte contre le gouvernement malien. 


Depuis, c’est l’escalade entre les deux pays voisins: d’abord, Bamako a convoqué l’ambassadeur d’Algérie au Mali, lequel ambassadeur a été rappelé par la suite par Alger pour consultations. Le gouvernement malien a répliqué à cela en rappelant son ambassadeur. 

“Ce que je sais, c’est que, sous le général Moussa Traoré [1969-1991], le Mali a reconnu la RASD, le République arabe sahraouie démocratique. Le président IBK (Ibrahim Boubacar Keïta qui a gouverné de 2013 à 2020, ndlr) m’a toujours dit son souci de vouloir reconnaître la marocanité, comme on dit, du Sahara, mais il ne voulait pas gêner un partenaire algérien qui est très important dans la lutte contre le terrorisme”, a indiqué dans son entretien avec RFI, Ahmedou Ould Abdallah.

Toutefois, l’ancien chef de la diplomatie mauritanienne a souligné l’aspect humain des relations entre le Maroc et le Mali à travers les caravanes qui partaient du Maroc vers le Mali, ce qui expliqué la grande sympathie parmi les Maliens pour les positions du Royaume. 

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