Relance : Plus de 23 milliards de dirhams d'investissements validés par le gouvernement

Malgré le Covid-19, le Maroc s’en sort pour le moment en termes d’investissements. Mais il ne faudra, pour autant, pas se reposer sur ses lauriers.

En dépit de la morosité ambiante et qui, au cours des derniers mois, n’a quasiment épargné aucun pays du monde, les investissements restent au beau fixe. Ainsi, pas moins de 23,38 milliards de dirhams devraient être injectés au cours des prochains mois dans l’économie nationale, dans le cadre des 45 projets validés ce 24 juin 2020 par la Commission interministérielle des investissements. Ce qui, selon les autorités marocaines, “prouve la confiance que le Maroc inspire”.

Celles-ci parlent même de “résultat exceptionnel”. “Toutes ces réalisations sont le fruit du travail inlassable et des efforts assidus de toutes les parties concernées visant à promouvoir l’image du Maroc en tant que destination compétitive caractérisée par un climat favorable aux affaires et une économie ouverte sur les marchés régionaux et mondiaux,” a salué le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, lors de ladite réunion, dont il a présidé les travaux -le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, et la ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger, Nezha El Ouafi, étaient également présents. Dans le détail, les 45 projets susmentionnés couvrent six secteurs, à savoir, par ordre d’importance, les infrastructures énergétiques et les énergies renouvelables (33%), les télécommunications (32%), l’industrie et le commerce (16%), le tourisme et les loisirs (11%), le transport (7%) et la santé (1%).

Un tiers environ d’entre eux (33%) sont multirégionaux, c’est-à-dire qu’ils doivent être implantés dans différentes régions à la fois, et, en termes d’emplois, 3.194 devraient être directement créés, et 5.406 de façon indirecte. Un chiffre qui, en fin de compte, reste famélique et que le directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Hicham Boudraâ, qui est également intervenu lors de la réunion de la Commission interministérielle des investissements, a expliqué par le fait qu’“il s’agit d’investissements très capitalistiques”. “Toutefois, ce sont des investissements indispensables pour l’environnement des affaires,” a souligné M. Boudraâ.

En tout cas, et quand bien même ces investissements constituent sans nul doute une bonne nouvelle pour l’économie marocaine, durement éprouvée depuis mars par la pandémie de Covid-19 et le confinement qui s’en est suivi pour y parer, des efforts autrement soutenus devront être consentis pour que davantage de capitaux soient mobilisés, notamment en provenance de l’étranger. Dans ce sens, il devient plus qu’urgent d’accélérer le chantier de la charte de l’investissement que le roi Mohammed VI avait appelé à entamer dans son discours du Trône du 29 juillet 2018.

L’investissement public, s’il viendra sans doute fortement contribuer à la relance, comme le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, s’y était engagé le 19 mai à la Chambre des conseillers, ne suffira jamais, et il faudra également compter sur les opérateurs pour réussir la transition qui s’annonce.


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