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Investissements étrangers: Benchaâboun en appelle aux MRE

Le Maroc espère, d’ici 2030, attirer 500.000 investisseurs de la diaspora. Trop ambitieux? Le ministre de l’Économie semble en tout cas y croire dur comme fer.

Les MRE (Marocains résidant à l’étranger) vont-ils répondre à l’appel du ministre de l’Économie, Mohamed Benchaâboun, à investir davantage dans leur pays? Ce dernier a ainsi adressé ce mardi 16 février 2021, à l’occasion d’une rencontre sur la “relance économique au Maroc” organisée par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), un véritable plaidoyer aux concernés, regrettant notamment que ceux-ci consacrent la majorité de leurs transferts au foncier et à l’immobilier ou à l’épargne plutôt qu’aux activités génératrices de revenus. Ces activités ne s’accapareraient, en effet, que 10% du total des transferts, soit quelque 68 milliards de dirhams (MMDH).

“Il faut qu’on sache (...) pourquoi le Maroc ne tire pas profit de l’investissement, du savoir-faire de cette communauté, de son réseau sur lequel le Maroc peut capitaliser pour la relance et pour son développement économique.

Surtout que ces chiffres ne bougent pas beaucoup dans le temps malgré les efforts du Maroc dans l’encouragement de l’acte d’investir,” a, à cet égard, regretté M. Benchaâboun, en faisant notamment référence au classement Doing Business établi chaque année par la Banque mondiale et où le Maroc occupe actuellement la 53ème place, seulement devancé dans le monde arabe par les Émirats arabes unies -le Royaume pourrait même, selon les observateurs, intégrer le top 50 mondial de la future édition du classement.

Pour favoriser les investissements des MRE, M. Benchaâboun a, de fait, fait part de son ambition de permettre à ces derniers d’avoir directement accès aux différents acteurs du terrain, comme c’est par exemple déjà le cas avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT).

L’acte d’investir
Car pour l’heure, ils doivent principalement encore passer par le ministère de tutelle, chapeauté actuellement par Nezha El Ouafi. Parmi les acteurs de terrain auxquels il a fait référence, M. Benchaâboun a ainsi fait mention de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), “pour mettre cette institution en contact direct avec des Marocains à l’étranger qui s’intéressent au développement vert”, ainsi que les centres régionaux d’investissement (CRI) et les autres départements.

Un accent particulier sera, en outre, mis sur le mécanisme MDM Invest, mis en place au niveau de la Caisse centrale de garantie (CCG) afin de, justement, appuyer les projets d’investissements des Marocains du monde (d’où le sigle MDM) dans les secteurs de l’industrie et des services liés à l’industrie, de l’éducation, de l’hôtellerie et de la santé. Avec comme objectif d’attirer, d’ici 2030, 500.000 investisseurs de la diaspora. Trop ambitieux? M. Benchaâboun a semblé, en tout cas, confiant.